3

Bilan du Challenge AZ 2016

J’ai longtemps hésité à participer au ChallengeAZ de cette année : changement de boulot et concours au mois de mai me faisaient craindre un manque de temps. Finalement le manque de temps est arrivé à cause des intempéries qui ont rallongées sérieusement mes journées et réduit à néant ma maigre avance dans le challenge…
Je suis plutôt fière d’avoir réussi à aller quasiment jusqu’au bout : il ne m’a finalement manqué que 5 articles (les lettres T, U, W, X et Z) pour y arriver, mais passé mi-juillet j’ai abandonné l’idée de les écrire…
Vu mon amour des histoires judiciaires, j’ai particulièrement aimé rédiger les articles H comme Le Havre et V comme Vouziers retraçant le parcours juridique de mon aïeul Pierre Marie Le Goff.
J’ai également aimé faire des hommages à certains de mes aïeux via les articles D comme Dortmund, F comme Fort-de-France et Y comme Yerres. Et enfin pouvoir faire un clin d’oeil à mon ancien travail aux archives municipales avec B comme Boulogne-Billancourt.
Merci aux lecteurs de ces articles (et encore plus à ceux qui les ont commentés ☺ ) ainsi qu’a ceux qui les ont diffusés. Merci également à tous ceux qui m’ont encouragé à tenir le coup cette année, notamment à mes parents qui sont de fidèles lecteurs.
Pour ma part je n’ai que très peu lu vos proses pour le moment, j’espère trouver le temps de le faire cet été …
1

S comme Saint-Maur-des-Fossés

Saint-Maur est tout comme Évreux (voir E comme Évreux), une ville de référence pour mon histoire familiale. C’est la ville où mes branches paternelles se sont rencontrées. Une partie de ma famille paternelle y habite encore ou à proximité.

Pour moi Saint-Maur est surtout synonyme du 14.

Le 14 (14 avenue Galilée) c’est la maison où 4 générations de ma famille Schneider a vécu. Je n’ai pas encore réussi à définir la date où ma famille a acheté le terrain mais je l’estime entre 1900 et 1907.

C’est Victor Gabriel qui a construit cette maison avec l’aide de ses fils dont mon grand-père René. La maison a connu des changements au fil du temps. La construction du garage a lieu en 1930 (source archives municipales de Saint-Maur-des-Fossés)

Du temps de la naissance de mes oncles et tantes, mes grands-parents (René Schneider et Germaine Nicollet) logeaient au rez-de-jardin et mes arrière-grands-parents (Victor Gabriel Schneider et Philomène Boulanger) au rez-de-chaussée. Certains de mes oncles et tantes logeaient également au rez-de-chaussée ainsi que dans une partie du grenier.

Si vous savez compter, cela ne fait que 3 générations. Eh oui c’est là-bas que mes parents ont vécu les premiers mois de leur mariage. Lorsqu’ils ont déménagé mon frère était déjà présent dans le ventre de ma mère :P.

Dans les années 70, mon grand-père étant malade, la maison a été vendue. Je ne l’ai donc jamais connu, du moins à l’intérieur car à chaque fois que je vais à Saint-Maur, le passage devant le 14 est obligatoire…

Je vous propose de découvrir une reconstitution 3D de la maison telle que mon père l’a connu (réalisation Georges Schneider) :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

4

R comme Rome

  1. Berthe Valentine Schneider est à la fois la demi-sœur et la cousine de mon arrière-grand-père Victor Gabriel (voir L comme Laminette). Elle naît le 2 avril 1868 à Paris 18ème. Elle y épouse André Lelli le 8 juin 1889 à Paris 18ème. Elle est institutrice. Ils auront 3 enfants nés entre 1890 et 1895.
  2. Victoire Mathilde Schneider est la sœur de mon arrière-grand-père et la demi-soeur/cousine de Berthe Valentine. Elle naît le 19 mai 1870 à Paris 18ème. Elle se marie le 30 mai 1905 à Asnières-sur-Seine  avec Jean Joseph Charles Lelli. Ils auront a priori 1 ou 2 enfants.
signatures époux et parents de la mariée

Signatures des mariés : Giovanni Lelli et Mathilde Schneider ainsi que celles des parents de la mariée : Victor Schneider et sa femme Marie Jeanne –  Source : Archives départementales des Hauts-de-Seine, E_NUM_M1905, vue 66

Les deux sœurs ayant épousé 2 Lelli je me suis bien entendu demandée s’ils avaient un lien de parenté.

Les deux actes de mariage m’apprennent déjà quelques éléments :

  1. André Lelli est né le 20 juillet 1861 à Paris 18ème de Jean Lelli et Agnès Françoise Virginie Cornu. Son frère, Charles Lelli (26 ans) et Ernest Lelli (22 ans) sont témoins à son mariage.
  2. Jean Joseph Charles Lelli est né le 31 décembre 1839 à Rome de Joseph Romain Lelli et Marie Jucunda Stefani. Il est veuf de Alice Anna Ploton (décédée le 9 août 1901 à Paris). Lors de son mariage avec Victoire Mathilde, il était rentier et habitait au 4 rue Montesquieu à Asnières-sur-Seine. Son fils Ernest est témoin, il a alors 37 ans, est chef de bureau et habite avec son père.
Cet Ernest Lelli est un personnage commun, est-ce le même ? Pour m’aider dans ma quête, j’ai effectué quelques recherches sur Geneanet (source : Françoise Duveau, alias fafase1) qui se sont avérées intéressantes.
J’y apprends qu’Ernest André Jean Lelli est né le 16 septembre 1867 à Paris 18ème de Jean Lelli et Agnès Françoise Virginie Cornu. Il est donc le frère d’André. Lors de la naissance de son fils Georges Gustave Adolphe Ernest, le 14 mai 1902 à Asnières-sur-Seine, il est domicilié au 2 rue Montesquieu. Cette adresse me rapproche de Jean Joseph Charles.
Pour en apprendre plus, j’ai recherché l’acte de mariage Jean (Giovanni) Joseph Charles Lelli et Alice Anna Ploton. Je l’ai trouvé rapidement, à Paris 18ème, en date du 6 juin 1890.
Il s’avère que c’était son second mariage. En effet, j’apprends que Jean Joseph Charles était veuf en première noce de … Agnès Françoise Virginie Cornu!
Le voilà mon lien! Jean Joseph Charles et André Lelli sont respectivement père et fils.
En plus d’être à la fois demi-soeurs et cousines Berthe Valentine et Victoire Mathilde Schneider deviennent donc également belle-fille et belle-mère …

Cette famille m’a l’air fort intéressante à étudier (un jour peut être…) Giovanni étant tailleur de pierres fines puis rentier (né à Rome, apparemment marié en Prusse…) et ses fils banquiers/boursiers…

2

O comme Ottrott

Mes ancêtres Schneider étaient déjà présents à Ottrott avant l’arrivée de la Manufacture d’armes du Klingenthal (voir K comme Klingenthal).

Mes plus vieux ancêtres connus sont Hans Schneider mariés avec Barbara Klein le 10 mai 1677. Ils auront au moins un fils Joannes Mickael, né le 20 août à Ottrott.

Ils étaient tous les deux tanneurs.

Odilienberg_und_Ober-Ottrott_Touchemolin_Alfred_btv1b10204746k

Vue d’Ottrott et du Mont Sainte-Odile – Source Gallica

En recherchant des informations sur les tanneurs dans le canton d’Ottrott, je suis tombée sur le blog autour-du-mont-sainte-odile qui nous parle entre-autre des emblèmes des corporations d’artisans à Obernai, la ville d’à côté.

On y apprend que les tanneurs et les cordonniers étaient regroupés dans une même corporation : la « Schuhmacherzunft ». Mes ancêtres en faisaient-ils partis? Il faudra que je me déplace en Alsace pour en savoir plus…

Schneider voulant dire tailleur, peut-être est-ce là l’origine de mon nom de famille…


Quelques kilomètres plus loin, à Barr, il existe une lignée de tanneur, les Degermann (voir leur site internet). Il se trouve que parmi mes ancêtres alsaciens figurent des Degermann ayant un rapport avec la tannerie…

 

2

Y comme Yerres

Évoquer la ville de Yerres (Essonne) me permet de faire un petit hommage à mon tonton Jacquot qui y est décédé récemment.
jacquot c1

Jacquot, collection familiale

La famille de Jacquot et celle de mon père habitaient dans des maisons voisines, il a donc été facile à tata Christiane et lui de se rencontrer…
Jacquot exerçait la profession d’horloger-bijoutier. Ils ont tenu avec Christiane un premier commerce à Sucy-en-Brie dénommé « Au 4ème top ».
Leur dernière boutique était à Savigny-sur-Orge et se nommait « Le plateau d’or ». J’aimais beaucoup y aller petite, il y avait des trésors partout même si on ne pouvait y toucher qu’avec les yeux …

Pour la petite histoire, 3 soeurs de mon père ont épousé des « Jacques » nous les avons donc dissocié en les appelant Jacques, Jackie et Jacquot.
1

V comme Vouziers

J’ai déjà mentionné Pierre Marie Le Goff et ses démêlés avec la  justice dans mon article H comme Le Havre.
L’affaire la plus intéressante que j’ai pu trouver sur lui a été jugée au Tribunal de Vouziers.
08_Vouziers_8U825 et 845_LEGOFF_PierreMarie_jugement (2)

Extrait du jugement de Pierre Marie Le Goff du 24 mars 1920 au Tribunal de Vouziers – Sources : Archives départementales des Ardennes, 8U825 et 8U845

Nous sommes le 29 février 1920  à l’entreprise Oréfice, située dans la commune de Monthois (Ardennes). Vers sept heures du soir, alors qu’ils sortaient tous de souper, les ouvriers de l’entreprise se rendent à leur baraquement pour se coucher. Pierre Marie Le Goff est alors ivre. Plusieurs de ses camarades disent que lorsqu’il est ivre, ce qu’il est souvent, il cherche querelle aux autres ouvriers,  il est mauvais et violent.
Chacun a sa version des faits.
Pierre Marie Le Goff relate les faits ainsi :  « je suis rentré au baraquement où couchent les ouvriers de l’entreprise, j’étais en état d’ivresse. A ma rentrée, sans provocation de ma part, le magasinier Drumel m’a insulté grossièrement et m’a porté plusieurs gifles sur la figure. Surexcité j’ai pris dans le poêle une bûche enflammée et j’en ai porté un coup à Drumel ; j’ignore où je l’ai atteint. Aussitot d’autres ouvriers m’ont mis dehors en me portant des coups de poing dans la figure et des coups de pieds dans les côtes. Je n’ai cherché querelle à personne ; c’est Drumel qui m’a provoqué.
J’étais ivre, mais pas hors de raison. Je n’ai pas vu si la bûche enflammée dont je me suis servi avait communiqué le feu aux effets et à la literie.« 
Les autres témoins ont quelques variantes :
Charles Edmond Drumel, 53 ans, charpentier à l’entreprise Oréfice, à Monthois, né à Mourmelon-le-Grand, arrondissement de Châlons-sur-Marne, le 23 janvier 1867, fils des feus Eugène et Gabreau Esther, veuf sans enfant, déclare :
« Hier vers 17 heures, le nommé Le Goff qui travaille à l’entreprise Oréfice, est rentré ivre au baraquement, où les ouvriers couchent en commun. A peine était-il rentré que cet homme a cherché querelle aux autres ouvriers. En ma qualité de garde magasin, à la dite entreprise, j’ai dit à Le Goff, d’aller se coucher et de laisser ses camarades tranquilles. A ce moment un ouvrier Louis Geoffroy, rentrait au baraquement, sans provocation, Le Goff a essayé de se jeter sur lui, pour le frapper. J’ai repoussé Le Goff, l’empêchant de porter des coups à Geoffroy. Surexcité, cet homme a saisi une bûche de bois, mesurant environ 1m60, qui se consumait dans un poêle, et m’en a porté un violent coup en haut, au dessus de l’oeil gauche, m’occasionnant une profonde blessure, et plusieurs brûlures.
Le morceau de bois avec lequel Le Goff m’a frappé, étant enflammé, des charbons s’en sont détachés et sont tombés tant dans mes vêtements que sur plusieurs lits. Mes effets et le matériel de couchage prenaient feu, et sans l’intervention d’autres ouvriers, le baraquement, où nous couchions aurait certainement été brûlé.
Lorsque Le Goff est rentré, il sortait du réfectoire de l’entreprise. Aucun ouvrier ne lui a dit quelque chose, c’est lui seul, qui a provoqué ses camarades et m’a frappé ensuite avec tant de brutalité.
Je souffre beaucoup et j’attends le docteur Mareschal demandé par téléphone.« 
Louis Geoffroy, 34 ans, manouvrier à l’entreprise Oréfice, demeurant actuellement à Monthois, domicilié à Montigny-le-Roi (Haute-Marne), déclare :
« Hier 29 février 1920, vers 19 heures, je rentrais au baraquement où couchent les ouvriers de l’entreprise Oréfice, lorsque j’ai trouvé Le Goff couché sur mon lit. J’ai dit à cet homme, bien posément, il faut vous retirer, pour que je me couche. Cet homme en état d’ébriété m’a dit aussitôt « Que dis-tu galopin, as-tu envie que je te casse la gueule » puis joignant l’action à la parole, il a essayé de me porter des coups de poing. Plusieurs camarades présents, notamment le garde magasin Drumel, ont repoussé Le Goff. Celui-ci furieux a retiré du poêle, une grande bûche de bois enflammée et en a porté un violent coup en bout à Drumel, au dessus de l’oeil lui faisant une grave blessure et de nombreuses brûlures. Par suite du choc, des charbons s’étant détachés de la bûche enflammée ont communiqué le feu à nos effets et au matériel de couchage ; sans notre intervention immédiate, le baraquement en planches aurait été brûlé. A la suite de cette scène, Le Goff a été expulsé du baraquement par ses camarades.
Legoff est un mauvais sujet, chaque fois qu’il est ivre, ce qui lui arrive fréquemment, il cherche dispute aux autres ouvriers.« 
Léon Frémeaux, 51 ans, journalier à l’entreprise Oréfice, demeurant à Monthois, sans domicile fixe, déclare :
« Le 29 février 1920, vers 19 heures, je me trouvais au baraquement, où logent les ouvriers de l’entreprise Oréfice, quand Legoff y est rentré en état d’ivresse. Cet homme, aussitôt, a cherché querelle aux ouvriers, comme il l’avait déjà fait dans l’après-midi ; nous ne lui avons pas répondu. Quelques instants après, Louis Geoffroy est rentré ; trouvant Legoff couché sur son lit, il lui a dit « il faut vous retirer » , Legoff l’a aussitôt insulté et a essayé de lui porter des coups de poing. Avec l’aide de Drumel, nous avons repoussé l’agresseur. Furieux Legoff a retiré d’un poêle, une bûche enflammée et en a porté un violent coup à Drumel l’atteignant à l’oeil gauche. Nous avons aussitôt expulsé Legoff du baraquement.
Des charbons s’étant détachés de la bûche, un commencement d’incendie s’était déclaré, dans nos effets et dans la literie. Nous l’avons éteint il est vrai, mais plusieurs effets, linge et literie, ont été détériorés. Plusieurs fois déjà Legoff à cherché querelle à ses camarades, c’est toujours lorsqu’il est ivre que des disputes arrivent. Il est mauvais et violent lorsqu’il a bu. »
Marius Elsensohn, 32 ans, terrassier à l’entreprise Oréfice, demeurant à Monthois, domicilié à Épinal, impasse du quai de juillet n°3 (Vosges), déclare :
« Le 29 février 1920, vers 19 heures, Legoff, en état d’ébriété, a cherché dispute, aux autres ouvriers. Prenant à partie le garde magasin [manque une page]
08_Vouziers_8U825 et 845_LEGOFF_PierreMarie_jugement (31)

Lettre de Pierre Marie Le Goff en date du 21 mars 1920 demandant au Procureur de lui fournir un avocat commis d’office – Sources : Archives départementales des Ardennes, 8U825 et 8U845

Néanmoins, lors du jugement de Pierre Marie, Charles Edmond Drumel est parti de l’entreprise sans laisser d’adresse.
Pierre Marie ajoute que le matin des faits, les autres ouvriers l’avaient provoqué.
Louis Geoffroy donne quelques éléments supplémentaires qui permettent de mieux comprendre l’état d’excitation de Pierre Marie : J’ai vu les faits, on rentrait de souper à la cantine, on allait nous coucher. Le Goff était sur mon lit, je lui dis je vais me coucher, il faut partir. Drumel était ainsi que Le Goff, en état d’ivresse. Le Goff voulait me frapper. Drumel l’avait menacé d’un fusil qui était dans son logement. Étant ivres tous deux, Le Goff voulait me frapper, Drumel [a sauvé], il a menacé de son fusil Le Goff étant allé le chercher, en a menacé Le Goff. Avant de recevoir le coup de buche de Le Goff, Drumel en avait menacé de son fusil Le Goff. Ce fusil était dans la chambre de Drumel et c’est après le coup de bûche que Drumel est allé chercher son fusil, mais avant de recevoir le coup de bûche, Drumel avait donné une gifle à Le Goff. La bûche était un grand chevron, qui était dans le poêle et qui sortait de 1m50 du calorifère. Le Goff m’avait menacé, mais pas frappé. Il a lancé la bûche enflammée, en la tenant, dans la figure de Drumel.
 
Pierre Marie sera condamné à 1 mois d’emprisonnement pour coups et blessures volontaires et incendie d’objets mobiliers appartenant à autrui.

Grace à ces dossiers j’ai également la description physique de Pierre Marie en 1920
08_Vouziers_8U825 et 845_LEGOFF_PierreMarie_jugement (16)

Signalement de Pierre Marie Le Goff – Sources : Archives départementales des Ardennes, 8U825 et 8U845

Signalement : taille 1m69, cheveux et sourcils châtain foncé, front intermédiaire, yeux bleus, nez rectiligne sinueux, bouche moyenne, visage ovale, menton allongé. M.P. tatouage sur le bras gauche, représentant deux drapeaux croisés, entourés d’une couronne de feuillage porte en haut classe 1895.
Un grand merci au fil d’ariane et à la personne qui a bien voulu me faire la recherche du jugement aux Archives départementales des Ardennes.
0

P comme Paris

Il y a quelques temps, je furetais sur Gallica en tentant de rechercher mes patronymes, après tout, cela m’avait bien réussi concernant Germain Percebois.

J’ai donc recherché « Victor Schneider » en espérant trouver des faits divers dans les journaux concernant Victor Gabriel.

Grâce à cette recherche, je suis tombée sur l’article suivant tiré du journal La Lanterne du 9 décembre 1894.

Journal La Lanterne, numéro du 9 décembre 1894

Extrait du journal La Lanterne en date du 9 décembre 1894 – Source Gallica

 

Voleurs de becs de gaz – Pendant la nuit en face le numéro 1 de la rue Saint-Ferdinand, des gardiens de la paix ont arrêté les nommés Clovis Jules, fumiste ; Schneider Victor, plombier ; Eugène Lemercier, plombier et Chasse Gustave, cocher, qui volaient des becs de gaz placés devant la boutique d’un boucher. L’un d’eux faisait le guet tandis que les autres portaient dans la voiture de Chasse les becs de gaz.
Serait-ce le père de Victor Gabriel : Victor Schneider? Les âge, lieu et profession coïncident! J’ai commencé les recherches dans les registres de justice aux Archives de Paris mais je n’ai encore rien trouvé!
J’ai hâte de pouvoir confirmer ma théorie (l’infirmer serait nul!).