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Surprise dans la presse

À l’occasion de la semaine de la presse, les archives départementales des Yvelines ont remis certains périodiques en ligne (certes non océrisés, comme cela l’était dans l’application Le Kyosque, mais c’est prévu ultérieurement…).

Grâce à cette mise en ligne, j’ai ENFIN pu commencer à rechercher des éléments dans Le Journal de Mantes. J’ai regardé rapidement des dates pour lesquelles j’avais connaissance d’éléments de jugement. J’ai ainsi pu trouver un complément d’informations via 3 articles de presse pour l’article P comme … Pernelle (mise à jour prévue ultérieurement).

J’ai également trouvé un nouvel élément pour lequel il faudra creuser concernant Jean-Baptiste Pernelle (père de Charles Benjamin).

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Archives départementales des Yvelines, PER 1060 – Journal de Mantes du 29 juillet 1892

DÉNONCIATION CALOMNIEUSE. – Pernelle, J.-B., 65 ans, ancien menuisier à Bennecourt, est inculpé d’avoir écrit au parquet des lettres anonymes et dénonciatrices contre un nommé Hurel, aujourd’hui à Paris. Des rapprochements faits de son écriture, de l’encre employée et de l’orthographe des dénonciations, il résulte, pour le tribunal, que Pernelle est bien l’auteur des dénonciations. Condamnation à 300 fr. d’amende et aux dépens.

Il ne me reste plus qu’à chercher ce jugement…

Je pense éplucher scrupuleusement Le Journal de Mantes, mes ancêtres me réservent encore quelques surprises…


Pour lire ou relire mes articles concernant mes ancêtres dans la presse : La mâratre de Fains , Drame passionnel : épisode 1 et épisode 2 , P comme Paris

Pour savoir ce que l’on peut chercher comme éléments pour sa généalogie dans la presse : guide Utiliser la presse ancienne en généalogie de Laurence-Abensur Hazan aux éditions Archives et culture.

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Noces de platine

À l’occasion des noces de platine de mes grands-parents (eh oui déjà 70 ans de mariage!), j’ai eu envie de raconter un peu leur histoire.

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Pépé, Colletion personnelle

Pépé (de son prénom Raymond) naît en mars 1928 à Évreux, chez ses parents, 79 rue de Paris. Son père travaille en tant que chauffeur de fours à la Compagnie du Gaz et sa mère ne travaille pas à ma connaissance. Il est le 4ème d’une fratrie de 5 enfants (3 filles, 2 garçons). Ils ne seront rapidement plus que 4 suite au décès de son frère aîné.

Sa maison est une maison d’ouvrier à bas coût qu’ils ont via la Compagnie du Gaz. Ils ont l’électricité en bas mais pas à l’étage, il ne faut pas gâcher car a priori, au moins pendant un temps, ce qu’ils ne dépensent pas en électricité leur permet d’avoir une « prime » en remboursement.
Pépé se débrouille pour avoir l’électricité dans sa chambre en bidouillant les fils et fait attention de tout bien cacher tous les matins. Ses sœurs l’accusent de bouffer le pétrole (utilisation de lampe à pétrole à l’étage) car elles voient tout le temps de la lumière sous la porte.

Il va à l’école Jean Moulin avec son cousin Claude ayant le même âge. Comme beaucoup de gamins ils font les cent coups ensemble par exemple le lancement de billes de buvard trempées dans l’encre dans le dos de leur instituteur.

Il se destine à travailler dans la mécanique, il travaille d’ailleurs pendant un temps dans un garage Renault ; malheureusement, la guerre éclate. Trop jeune pour aller au front, il devient aide dans une boulangerie. Il en profite pour chiper le pain réservé aux allemands.
Il travaille ensuite au mess des officiers à la kommandantur. Il décharge entre autres les camions de marchandises. Ce poste lui permet d’avoir un laissez-passer car cette mission le faisait rentrer après le couvre-feu. Il en profite pour se servir en denrées alimentaires dans les réserves allemandes : chocolat, poulet… Bref pépé se débrouille pour ne pas avoir faim 🙂


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Mémé, Collection personnelle

Mémé (de son prénom Germaine) naît en décembre 1930 à Évreux au domicile de ses parents, 127 rue David. Son père travaille ici et là tantôt en tant qu’emballeur, magasinier ou terrassier. Sa mère travaille en tant que tisserande mais surtout à l’hôpital de Saint-Michel (nettoyage des malades, changement des draps…). Elle est la 3ème d’une fratrie de 7 enfants (5 filles, 2 garçons). Ils déménagent rapidement au Champ d’Enfer.

Quand elle est jeune et encore plus pendant la guerre, elle aime aller braconner avec son père dans la forêt à côté de chez eux. Mon arrière-grand-père ramenait souvent du « lapin » sans tête  (en fait c’était des chats) et le serpent même coupé sautait encore dans l’assiette.

Vers 1944, elle travaille chez un gendarme du côté des Nouvelles Galeries, mais cela ne se passe pas bien. Elle travaille ensuite en tant que tisserande à l’usine Malatiré-Lecoeur.

Pendant la guerre, elle et sa famille parte en exode autour d’Évreux pour éviter les bombardements. Son plus jeune frère attrape d’ailleurs une méningite à cause de cela.


La rencontre

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Photographie de mes grands-parents lors de leur rencontre, collection personnelle

Tous les ans une fête foraine s’installe sur la place du Champ d’Enfer (au niveau de l’actuel collège Politzer). Mémé habite à côté et va sur la fête avec ses sœurs et son frère. Pépé quant à lui travaille sur la fête, notamment au manège de la chenille. C’est sur ce manège qu’ils se rencontrent en 1945.

Ils se fréquentent pendant 1 an et demi avant de se marier…

La famille

Ils se marient le 5 mars 1947 à l’âge respectif de 18 et 16 ans, mémé met au monde ma tante Jacqueline  6 mois plus tard.

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Photographie de mes grands-parents dans le bois de Saint-Michel, collection personnelle

Ils habitent à Évreux. Dans un premier temps, ils habitent au 34 rue des Lombards puis, vers 1957-58, ils font construire une maison dans le quartier des Dominicaines. En ce temps-là, il y n’a pas d’immeuble et encore beaucoup de champs, la ferme où ils s’approvisionnent en produits laitiers n’est d’ailleurs pas loin. Ils ont déjà 4 enfants.

Pépé travaille aux Usines de Navarre pendant 36,5 ans, jusqu’à sa retraite en 1988. Il s’y rend en mobylette, quand j’étais petite c’était toujours le cas. Aux usines, il conduit un « Clark », un élévateur pour le chargement et déchargement des marchandises.
Mémé quant à elle arrête rapidement de travailler (après son deuxième enfant) afin de s’occuper de sa nombreuse progéniture : 12 enfants au total (7 garçons, 4 filles + 1 fille morte-nėe) en l’espace de 26 ans.

Entre 1977 et 1979, mémé reçoit la médaille de la famille nombreuse.

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Photographie de mes grands-parents et d’une partie de leurs enfants et petits-enfants lors de la remise de la médaille de la famille nombreuse, Collection personnelle

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Photographie de ma grand-mère et de ses 6 premiers petits-enfants, années 70, Collection personnelle

Noces d’or
Une grosse réunion de famille se tient à l’occasion de leurs noces d’or. Ils repassent devant monsieur le Maire à cette occasion.

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Photographie de mes grands-parents entourés d’une partie de leurs enfants et quelques petits-enfants, 5 mars 1997 à la Mairie d’Evreux

Noces de platine

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Photographie de mes grands-parents, 5 mars 2017, Collection personnelle

Aujourd’hui nous avons fêté les noces de platine de mes grands-parents. Nous leur avons fait la surprise de les attendre au restaurant. Tout le monde ne pouvait pas être là, en effet à l’heure d’aujourd’hui, mes grands-parents ont 31 petits-enfants (âgés de 46 à 14 ans) et 18 arrières-petits-enfants (à ma connaissance) et un en route :p

Si on se regroupait tous on serait pas loin de la centaine…

Une journaliste est venue pour couvrir l’événement, on attend avec impatience de pouvoir lire l’article dans l’Eure Info et/ou la Dépêche  🙂

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Bilan généalogique 2016

Mon année généalogique s’est concentrée essentiellement sur le premier semestre.

Côté recherches :

  • J’ai eu l’occasion de continuer de travailler sur mes générations 4 à 8 (voir mon projet), j’ai pu trouvé 9 actes de décès d’aïeux directs et compléter différentes familles.
  • Je me suis déplacée dans différentes salles de lecture :
    • Archives de Paris et Archives départementales du Val-de-Marne pour continuer les recherches sur « mes » Schneider
    • Archives municipales d’Evreux et le Pavillon Fleuri pour mes recherches sur le couple Pernelle/Miserey (voir article La Marâtre de Fains) et sur Germain Percebois (voir articles Drame passionnel, partie 1 et partie 2)
  • Via ma mère qui est mon relais auprès de ma famille maternelle, j’ai pu récupéré :
    • des photographies suite à un tri de ma grand-mère vieilles-photos
    • des données de généalogies descendantes (mariages de mes cousins/cousines et naissances qui en découlent notamment)

Tout cela m’a permis de modifier 184 fiches et d’en créer 118.

J’ai également été interviewé par le blog My Heritage (voir mon interview).

Côté collaboration :

Côté blog :

Ayant publié principalement lors du premier semestre, je n’ai publié que 28 articles dont 21 pour le Challenge AZ (voir le bilan du challenge).

Les articles les plus vus sont étonnamment les premiers et le dernier de l’année :

Les termes de recherches ont augmenté cette année. On arrive sur mon blog via des recherches sur : drame passionnel, deuxième guerre mondiale, saint-maur-des-fossés, moulin, schneider, conard… et THE MUST « ce qui cous la misere enter un couple marie »

Certains membres de ma famille ont lu mon blog cette année et cela me fait très plaisir. Notamment le commentaire de mon cousin Jean-Jacques qui habite au Panama « Bravos cousine. J’ai appris plus en une lecture qu’en une vie sur la famille de ma maman. »

Mes envies pour l’année 2017 restent les mêmes que l’année dernière (voir le bilan 2015) mais je ne reste pas bloquée dessus et ne m’impose rien, on verra donc ce que l’année 2017 m’apportera, surprise!!!

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Étoffer sa généalogie avec les délibérations du Conseil Municipal

Vous êtes-vous déjà intéressés aux délibérations du Conseil Municipal pour votre généalogie ? Moi oui! J’aime beaucoup cette source et la conseille volontiers en salle de lecture. Je vous propose donc de la découvrir ou la redécouvrir.

Les délibérations  du Conseil Municipal, qu’est-ce que c’est ?

Les délibérations et décisions communales consignent les débats, les votes et les décisions réalisées par le maire et son conseil municipal. La plupart des registres sont tenus depuis la Révolution française qui a érigée la commune en tant qu’entité administrative et territoriale de base du royaume (loi du 14 décembre 1789). Toutefois, pour certaines communes elles peuvent être plus anciennes.
On peut parfois trouver dans ces registres des arrêtés municipaux, l’enregistrement des lois, notamment dans les premières années révolutionnaires. Et aussi, celles qui sont super intéressantes d’un point de vue généalogique, les délibérations de la Commission administrative du Bureau de bienfaisance (les bureaux de bienfaisance sont gérés par la municipalité et ont la charge de l’assistance aux pauvres et déshérités (loi du 7 frimaire an V)).

Quelles informations peut-on y trouver?

Outre la connaissance de la vie municipale et la présence de nos ancêtres au Conseil Municipal, on peut trouver des informations telles que :
  • les achats de terrain pour les alignements,
  • les dons et legs,
  • la nomination et le traitement du garde champêtre et des instituteurs…
et le cas échéant :
  • les délibérations du bureau de bienfaisance : aide médicale, aide scolaire aux indigents…

Où peut-on consulter ces registres?

Les registres de délibérations se trouvent normalement aux archives municipales (en série D), mais elles peuvent également être déposées aux archives départementales…

Je vous propose de découvrir les délibérations en me penchant sur un même individu : Jean-Baptiste Georges Gabriel Pernelle (mon arrière-arrière-arrière-grand-père) via le registre de délibérations de la commune de Bennecourt, datant de 1881 à 1899.
Source : Délibérations du Conseil Municipal de Bennecourt  – Archives départementales des Yvelines, 48 E-Dépôt 11
  • Service médical des pauvres, état nominatif des personnes indigentes admises, en cas de maladie aux secours médicaux gratuits.
J’ai découvert que mon ancêtre Jean-Baptiste Georges Gabriel Pernelle, menuisier, avait eu recours au service médical des pauvres d’au moins de 1883 à 1898. Je sais donc qu’il était pauvre ET malade. Au passage, je découvre sur la liste de 1889, que celui-ci à un surnom : Jean-Baptiste dit Jambon Pernelle. Quel drôle de surnom!
Service médical des pauvres_1883

Assistance médicale en 1883 – AD78, 48 E-Dépôt 11, vue 49

Pernelle JB Jambon

Assistance médicale en 1889 – AD78, 48E-Dépôt 11, vue 201

  • Soutien de famille

L’article 22 de la loi du 15 juillet 1889 prévoit qu’en temps de paix, après un an de présence sous les drapeaux, peuvent être envoyés en congé dans leurs foyers, sur leur demande, jusqu’à la date de leur passage dans la réserve, les jeunes gens que remplissent effectivement les devoirs de soutiens indispensables de famille.

Le soutien de famille du 6ème enfant de Jean-Baptiste Georges Gabriel Pernelle me permet de connaître les conditions de vie assez rudes de mes ancêtres. J’apprends au passage qu’Edouard est également surnommé Jambon, comme son père.

Soutiens de famille Pernelle et Monnier, Délibération du 18 février 1892 – AD78, 48E-Dépôt 11, vues 295 et 296

Monsieur le Maire donne lecture d’une demande faite par le sieur Pernelle Jean-Baptiste demeurant en cette commune et d’une autre demande faite par le sieur Monnier Pier Joachim, à l’effet d’obtenir pour leur fils, conscrits de la classe 1891, la dispense prévue par l’article 22 de la loi du 16 juillet 1889. Il communique également au Conseil les certificats n°5 attestant la situation de famille de ces jeunes gens, et le certificat du percepteur contenant l’état des contributions payées par les réclamants.

Le Conseil Municipal

Vu la loi du 16 juillet 1889, article 22,

Considérant que le jeune Pernelle fait partie d’une famille composée de 7 enfants et le jeune Monnier d’une famille de 5 enfants. Que leurs pères et mères, âgés de près de 60 ans, n’ont plus les forces suffisantes pour se procurer les ressources nécessaires à la subsistance de leurs nombreuses familles.

Considérant que le sieur Pernelle père, quoique n’ayant plus qu’un enfant plus jeune que le déclarant voit sa charge aggravée par le malheur qui vient de frapper sa fille aînée restée veuve avec trois enfants et sans aucune ressources :

Que le sieur Monnier a aussi des charges qu’il ne peut supporter à lui seul et qu’il parait devoir être bientôt impotent.

Considérant que la somme d’impôts payés par les réclamants prouve assez leur état d’indigence.

Délibère à l’unanimité des membres présents, que les sieurs Pernelle Edouard et Monnier Joachim de la classe de 1891, doivent être considérés comme soutiens indispensables de leur famille et appelés comme tels à jouir de la dispense prévue par l’article 22 de la loi du 16 juillet 1889.

Soutien de famille, Pernelle Edouard Jambon, Délibération du 19 mars 1893 – AD78, 48E-Dépôt 11, vues 331 et 332

Monsieur le Maire donne lecture d’une lettre de M. le Préfet en date du 14 mars 1893 par laquelle il invite le Conseil Municipal à se réunir d’urgence à l’effet de délibérer sur une demande du sieur Pernelle Edouard, de la classe de 1891 qui désire être admis au bénéfice de l’article 22 de la loi du 15 juillet 1889.

Il dépose sur le bureau le certificat n°5 attestant la situation de famille du réclamant et indiquant le montant des contributions payées par son père :

Le Conseil Municipal

Vu l’article 22 de la loi du 15 juillet 1889

Considérant que le jeune Pernelle Edouard, fait partie d’une famille de sept enfants et que ses père et mère, âgés de plus de 60 ans, n’ont plus les forces suffisantes pour se procurer par leur travail personnel les ressources nécessaires à la vie :

Considérant que le sieur Pernelle père, quoiqu’un n’ayant plus qu’un enfant plus jeune que le réclamant voit sa charge aggravée par le malheur qui a frappé sa fille aînée, restée veuve avec trois enfants et sans aucunes ressources.

Considérant que la somme d’impôts payée par le père du réclamant prouve clairement son état d’indigence. Délibère à l’unanimité des membres présents que le jeune Pernelle Edouard de la classe 1891, doit être considéré comme soutien indispensable de sa famille et peut être admis à bénéficier de la dispense accordée par l’article 22 de la loi du 15 juillet 1889.

  • Echange de voirie commune avec le sieur Pernelle Jean Baptiste Georges Gabriel, Délibération du 24 février 1895- AD78, 48E-Dépôt 11, vues 371 et 372
 J’apprends via cette délibération que mon aïeul habitait à côté du Presbytère et que grâce à cet échange de voirie, il a contribué entre autre à l’assainissement des murs de l’église. Au passage cela me fait penser à rechercher un dossier d’hypothèque…
M. le Maire propose de faire un échange de voirie commune entre le sieur Pernelle Jean-Baptiste Georges Gabriel et le presbytère. Le but de cet échange serait d’ouvrir une voie publique allant du chemin vicinal de Bennecourt à Gommecourt, passant au presbytère et allant rejoindre le chemin de grande communication n°201 en donnant ainsi un passage nouveau autour de l’église et accès libre au Presbytère.
Le Conseil
Après s’être rendu sur les lieux afin d’étudier les avantages devant résulter de la proposition de M. le Maire. Considérant que l’exécution du projet facilitera de beaucoup les rapports du presbytère et que cette voie ouverte au public rendra de réels services aux habitants du quartier,
Considérant que les inhumations religieuses deviendront très faciles par suite de l’accès possible du corbillard chargé du transport des cercueils auprès de l’église. Considérant que l’enlèvement des terres qui encombrent l’Eglise procurera un grand assainissement à ses murs.
Délibère
1° le Maire est autorisé à faire le dit échange au mieux des intérêts communaux et à faire exécuter le plan des lieux
2° Il est autorisé aussi à prélever sur les dépenses imprévues de l’Exercice 1895, les frais occasionnés par le présent échange
3° le Conseil sollicite de M. le Préfet la dispense de purge légale et de transcription d’hypothèque
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Bilan du Challenge AZ 2016

J’ai longtemps hésité à participer au ChallengeAZ de cette année : changement de boulot et concours au mois de mai me faisaient craindre un manque de temps. Finalement le manque de temps est arrivé à cause des intempéries qui ont rallongées sérieusement mes journées et réduit à néant ma maigre avance dans le challenge…
Je suis plutôt fière d’avoir réussi à aller quasiment jusqu’au bout : il ne m’a finalement manqué que 5 articles (les lettres T, U, W, X et Z) pour y arriver, mais passé mi-juillet j’ai abandonné l’idée de les écrire…
Vu mon amour des histoires judiciaires, j’ai particulièrement aimé rédiger les articles H comme Le Havre et V comme Vouziers retraçant le parcours juridique de mon aïeul Pierre Marie Le Goff.
J’ai également aimé faire des hommages à certains de mes aïeux via les articles D comme Dortmund, F comme Fort-de-France et Y comme Yerres. Et enfin pouvoir faire un clin d’oeil à mon ancien travail aux archives municipales avec B comme Boulogne-Billancourt.
Merci aux lecteurs de ces articles (et encore plus à ceux qui les ont commentés ☺ ) ainsi qu’a ceux qui les ont diffusés. Merci également à tous ceux qui m’ont encouragé à tenir le coup cette année, notamment à mes parents qui sont de fidèles lecteurs.
Pour ma part je n’ai que très peu lu vos proses pour le moment, j’espère trouver le temps de le faire cet été …
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S comme Saint-Maur-des-Fossés

Saint-Maur est tout comme Évreux (voir E comme Évreux), une ville de référence pour mon histoire familiale. C’est la ville où mes branches paternelles se sont rencontrées. Une partie de ma famille paternelle y habite encore ou à proximité.

Pour moi Saint-Maur est surtout synonyme du 14.

Le 14 (14 avenue Galilée) c’est la maison où 4 générations de ma famille Schneider a vécu. Je n’ai pas encore réussi à définir la date où ma famille a acheté le terrain mais je l’estime entre 1900 et 1907.

C’est Victor Gabriel qui a construit cette maison avec l’aide de ses fils dont mon grand-père René. La maison a connu des changements au fil du temps. La construction du garage a lieu en 1930 (source archives municipales de Saint-Maur-des-Fossés)

Du temps de la naissance de mes oncles et tantes, mes grands-parents (René Schneider et Germaine Nicollet) logeaient au rez-de-jardin et mes arrière-grands-parents (Victor Gabriel Schneider et Philomène Boulanger) au rez-de-chaussée. Certains de mes oncles et tantes logeaient également au rez-de-chaussée ainsi que dans une partie du grenier.

Si vous savez compter, cela ne fait que 3 générations. Eh oui c’est là-bas que mes parents ont vécu les premiers mois de leur mariage. Lorsqu’ils ont déménagé mon frère était déjà présent dans le ventre de ma mère :P.

Dans les années 70, mon grand-père étant malade, la maison a été vendue. Je ne l’ai donc jamais connu, du moins à l’intérieur car à chaque fois que je vais à Saint-Maur, le passage devant le 14 est obligatoire…

Je vous propose de découvrir une reconstitution 3D de la maison telle que mon père l’a connu (réalisation Georges Schneider) :

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R comme Rome

  1. Berthe Valentine Schneider est à la fois la demi-sœur et la cousine de mon arrière-grand-père Victor Gabriel (voir L comme Laminette). Elle naît le 2 avril 1868 à Paris 18ème. Elle y épouse André Lelli le 8 juin 1889 à Paris 18ème. Elle est institutrice. Ils auront 3 enfants nés entre 1890 et 1895.
  2. Victoire Mathilde Schneider est la sœur de mon arrière-grand-père et la demi-soeur/cousine de Berthe Valentine. Elle naît le 19 mai 1870 à Paris 18ème. Elle se marie le 30 mai 1905 à Asnières-sur-Seine  avec Jean Joseph Charles Lelli. Ils auront a priori 1 ou 2 enfants.
signatures époux et parents de la mariée

Signatures des mariés : Giovanni Lelli et Mathilde Schneider ainsi que celles des parents de la mariée : Victor Schneider et sa femme Marie Jeanne –  Source : Archives départementales des Hauts-de-Seine, E_NUM_M1905, vue 66

Les deux sœurs ayant épousé 2 Lelli je me suis bien entendu demandée s’ils avaient un lien de parenté.

Les deux actes de mariage m’apprennent déjà quelques éléments :

  1. André Lelli est né le 20 juillet 1861 à Paris 18ème de Jean Lelli et Agnès Françoise Virginie Cornu. Son frère, Charles Lelli (26 ans) et Ernest Lelli (22 ans) sont témoins à son mariage.
  2. Jean Joseph Charles Lelli est né le 31 décembre 1839 à Rome de Joseph Romain Lelli et Marie Jucunda Stefani. Il est veuf de Alice Anna Ploton (décédée le 9 août 1901 à Paris). Lors de son mariage avec Victoire Mathilde, il était rentier et habitait au 4 rue Montesquieu à Asnières-sur-Seine. Son fils Ernest est témoin, il a alors 37 ans, est chef de bureau et habite avec son père.
Cet Ernest Lelli est un personnage commun, est-ce le même ? Pour m’aider dans ma quête, j’ai effectué quelques recherches sur Geneanet (source : Françoise Duveau, alias fafase1) qui se sont avérées intéressantes.
J’y apprends qu’Ernest André Jean Lelli est né le 16 septembre 1867 à Paris 18ème de Jean Lelli et Agnès Françoise Virginie Cornu. Il est donc le frère d’André. Lors de la naissance de son fils Georges Gustave Adolphe Ernest, le 14 mai 1902 à Asnières-sur-Seine, il est domicilié au 2 rue Montesquieu. Cette adresse me rapproche de Jean Joseph Charles.
Pour en apprendre plus, j’ai recherché l’acte de mariage Jean (Giovanni) Joseph Charles Lelli et Alice Anna Ploton. Je l’ai trouvé rapidement, à Paris 18ème, en date du 6 juin 1890.
Il s’avère que c’était son second mariage. En effet, j’apprends que Jean Joseph Charles était veuf en première noce de … Agnès Françoise Virginie Cornu!
Le voilà mon lien! Jean Joseph Charles et André Lelli sont respectivement père et fils.
En plus d’être à la fois demi-soeurs et cousines Berthe Valentine et Victoire Mathilde Schneider deviennent donc également belle-fille et belle-mère …Cette famille m’a l’air fort intéressante à étudier (un jour peut être…) Giovanni étant tailleur de pierres fines puis rentier (né à Rome, apparemment marié en Prusse…) et ses fils banquiers/boursiers…