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Ancêtres dunkerquois et métiers de la mer

Certains de mes ancêtres et collatéraux dunkerquois exerçaient logiquement des métiers en lien avec la mer. Il y a bien entendu des menuisiers, des charpentiers, des cordonniers mais comment savoir s’ils travaillaient pour les navires? Il y a un également un « maître de quai » et de nombreux liens avec les gens de la mer dans les actes d’état civil…

Poulieur

Mon ancêtre Jean George Perre et son fils Jean Jacques Hippolyte Perre sont poulieurs autrement dit des fabricants de poulie, au XVIIIe siècle.

Cela pourrait être des poulieurs pour le textile mais le fait qu’ils côtoient des capitaines de navire me fait penser qu’il s’agit bien de poulie pour les navires.

Pour en savoir plus sur le métier de poulieur : La poulierie de l’arsenal de Brest au XVIIIe siècle, par Vincent Lecoustey

Portrait de Jean-Michel Drugeon, poulieur de l’ Hermione : Les artisans de l’Hermione : le poulieur

Marins/Capitaines de navires

Pour l’instant, je n’ai pu me rattacher qu’à 4 marins / capitaines mais ce n’est qu’un début vu le nombre de capitaine de navire présents dans les actes d’état civil de mes ancêtres.

Etienne Jean Soubry le père, son fils Etienne Cornil Soubry marié à Anne Catherine Françoise Pauwels. Ces derniers ont également un fils dans la marine, Emile Soubry. Le quatrième est Jean Joseph François Pauwels, beau-frère d’Etienne Cornil.

J’ai pu retrouver tout ce petit monde au Havre, grâce au site desarmementshavrais. Certains ont totalement quitté Dunkerque pour s’y installer et sont inscrits au Quartier du Havre. J’ai pu retrouver Etienne Cornil et son fils Emile dans les registres d’inscription maritime des capitaines au long cours et ils me permettent de voyager notamment à la Nouvelle-Orléans, à San Francisco ou en Guadeloupe…

Etienne Cornil voyagera essentiellement sur la Vesta, trois-mâts de 578 tonneaux.

On lit dans le Courrier du Havre du 20 août 1843 : Avant-hier soir est entré dans notre port, et se trouve aujourd’hui sous l’appareil de la mâture, le magnifique navire la Vesta, du port de 1,200 tonneaux environ. Ce beau bâtiment, qui sort des chantiers de MM. Pouchin père et fils, de La Mailleraye, appartient à la maison Duroselle et compagnie, de cette ville. Le commandement en est confié au capitaine Soubry. Nous avons examiné dans toutes ses parties cette œuvre colossale, et nous avons été ainsi à même de reconnaître, avec les visiteurs qu’elle reçoit, avec quels soins, avec quelles recherches de perfection est fait ce beau travail qui réunit à la grâce extérieure une solidité à toute épreuve. Cette belle construction établirait à elle seule la réputation de MM. Pouchin, si déjà ce n’était chose faite ici. Ce navire est, nous dit-on destiné à la navigation de la Nouvelle-Orléans.

Les fiches d’inscription maritime du capitaine au long court, Etienne Cornil Soubry me permettent de retracer toute sa carrière de capitaine pour le Quartier du Havre. Il a en effet été inscrit au préalable au Quartier de Dunkerque où il a été reçu à l’examen le 14 mai 1876.

Quartier du Havre : F°96, n°96 [entre 1850 et 1863]
Source : Archives départementales de Seine-Maritime, Inscription maritime des capitaines au long cours, 6P5_106, vue 99

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Objet de famille

Je l’ai toujours connu, tantôt dans la cuisine en hauteur pour éviter que nos mains d’enfants y touche, tantôt dans le salon. Tout comme moi, mon père l’a toujours connu. Il s’agit de notre « petit bonhomme » familial.

Il appartenait à mon arrière-grand-père, Victor Gabriel Schneider. D’où vient-il? on ne le sait pas…

Du vivant de mon arrière-grand-père, il était dans les appartements de mes arrières-grands-parents, au 1er étage de la maison familiale.

Il était situé plus précisément dans la cuisine, sur une étagère en hauteur, sur le mur commun entre la cuisine et la salle de séjour, dans le coin de la table de travail.

Plan schématique de l’aménagement du 1er étage de la maison familiale, au 14 avenue Galilée à Saint-Maur-des-Fossés

« La cuisine, il y avait la porte qui était là. Ici, il y avait tout le long, une table de travail en carreaux comme ça se faisait dans le temps, la cuisinière qui était au milieu. Y avait un placard dans lequel il mettait son petit bois pour allumer sa cuisinière, son charbon aussi. Dans le coin, il avait son évier avec un petit placard en dessous. Ici, il y avait une fenêtre avec un garde-manger qui donnait vers l’extérieur, et ici il y avait la table puis ses chaises.

Et le petit bonhomme, il était là! »

Transcription du témoignage oral de mon père sur l’emplacement du petit bonhomme

Ensuite, après le décès de mon arrière-grand-père, il a rejoint une alcôve dans l’escalier, sur le palier du 2ème étage.

Il a également suivi mon grand-père, lorsqu’il a vendu la maison. Puis, mon père l’a récupéré après le décès de mon grand-père.