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S comme Saint-Maur-des-Fossés

Saint-Maur est tout comme Évreux (voir E comme Évreux), une ville de référence pour mon histoire familiale. C’est la ville où mes branches paternelles se sont rencontrées. Une partie de ma famille paternelle y habite encore ou à proximité.

Pour moi Saint-Maur est surtout synonyme du 14.

Le 14 (14 avenue Galilée) c’est la maison où 4 générations de ma famille Schneider a vécu. Je n’ai pas encore réussi à définir la date où ma famille a acheté le terrain mais je l’estime entre 1900 et 1907.

C’est Victor Gabriel qui a construit cette maison avec l’aide de ses fils dont mon grand-père René. La maison a connu des changements au fil du temps. La construction du garage a lieu en 1930 (source archives municipales de Saint-Maur-des-Fossés)

Du temps de la naissance de mes oncles et tantes, mes grands-parents (René Schneider et Germaine Nicollet) logeaient au rez-de-jardin et mes arrière-grands-parents (Victor Gabriel Schneider et Philomène Boulanger) au rez-de-chaussée. Certains de mes oncles et tantes logeaient également au rez-de-chaussée ainsi que dans une partie du grenier.

Si vous savez compter, cela ne fait que 3 générations. Eh oui c’est là-bas que mes parents ont vécu les premiers mois de leur mariage. Lorsqu’ils ont déménagé mon frère était déjà présent dans le ventre de ma mère :P.

Dans les années 70, mon grand-père étant malade, la maison a été vendue. Je ne l’ai donc jamais connu, du moins à l’intérieur car à chaque fois que je vais à Saint-Maur, le passage devant le 14 est obligatoire…

Je vous propose de découvrir une reconstitution 3D de la maison telle que mon père l’a connu (réalisation Georges Schneider) :

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R comme Rome

  1. Berthe Valentine Schneider est à la fois la demi-sœur et la cousine de mon arrière-grand-père Victor Gabriel (voir L comme Laminette). Elle naît le 2 avril 1868 à Paris 18ème. Elle y épouse André Lelli le 8 juin 1889 à Paris 18ème. Elle est institutrice. Ils auront 3 enfants nés entre 1890 et 1895.
  2. Victoire Mathilde Schneider est la sœur de mon arrière-grand-père et la demi-soeur/cousine de Berthe Valentine. Elle naît le 19 mai 1870 à Paris 18ème. Elle se marie le 30 mai 1905 à Asnières-sur-Seine  avec Jean Joseph Charles Lelli. Ils auront a priori 1 ou 2 enfants.
signatures époux et parents de la mariée

Signatures des mariés : Giovanni Lelli et Mathilde Schneider ainsi que celles des parents de la mariée : Victor Schneider et sa femme Marie Jeanne –  Source : Archives départementales des Hauts-de-Seine, E_NUM_M1905, vue 66

Les deux sœurs ayant épousé 2 Lelli je me suis bien entendu demandée s’ils avaient un lien de parenté.

Les deux actes de mariage m’apprennent déjà quelques éléments :

  1. André Lelli est né le 20 juillet 1861 à Paris 18ème de Jean Lelli et Agnès Françoise Virginie Cornu. Son frère, Charles Lelli (26 ans) et Ernest Lelli (22 ans) sont témoins à son mariage.
  2. Jean Joseph Charles Lelli est né le 31 décembre 1839 à Rome de Joseph Romain Lelli et Marie Jucunda Stefani. Il est veuf de Alice Anna Ploton (décédée le 9 août 1901 à Paris). Lors de son mariage avec Victoire Mathilde, il était rentier et habitait au 4 rue Montesquieu à Asnières-sur-Seine. Son fils Ernest est témoin, il a alors 37 ans, est chef de bureau et habite avec son père.
Cet Ernest Lelli est un personnage commun, est-ce le même ? Pour m’aider dans ma quête, j’ai effectué quelques recherches sur Geneanet (source : Françoise Duveau, alias fafase1) qui se sont avérées intéressantes.
J’y apprends qu’Ernest André Jean Lelli est né le 16 septembre 1867 à Paris 18ème de Jean Lelli et Agnès Françoise Virginie Cornu. Il est donc le frère d’André. Lors de la naissance de son fils Georges Gustave Adolphe Ernest, le 14 mai 1902 à Asnières-sur-Seine, il est domicilié au 2 rue Montesquieu. Cette adresse me rapproche de Jean Joseph Charles.
Pour en apprendre plus, j’ai recherché l’acte de mariage Jean (Giovanni) Joseph Charles Lelli et Alice Anna Ploton. Je l’ai trouvé rapidement, à Paris 18ème, en date du 6 juin 1890.
Il s’avère que c’était son second mariage. En effet, j’apprends que Jean Joseph Charles était veuf en première noce de … Agnès Françoise Virginie Cornu!
Le voilà mon lien! Jean Joseph Charles et André Lelli sont respectivement père et fils.
En plus d’être à la fois demi-soeurs et cousines Berthe Valentine et Victoire Mathilde Schneider deviennent donc également belle-fille et belle-mère …Cette famille m’a l’air fort intéressante à étudier (un jour peut être…) Giovanni étant tailleur de pierres fines puis rentier (né à Rome, apparemment marié en Prusse…) et ses fils banquiers/boursiers…

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O comme Ottrott

Mes ancêtres Schneider étaient déjà présents à Ottrott avant l’arrivée de la Manufacture d’armes du Klingenthal (voir K comme Klingenthal).

Mes plus vieux ancêtres connus sont Hans Schneider mariés avec Barbara Klein le 10 mai 1677. Ils auront au moins un fils Joannes Mickael, né le 20 août à Ottrott.

Ils étaient tous les deux tanneurs.

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Vue d’Ottrott et du Mont Sainte-Odile – Source Gallica

En recherchant des informations sur les tanneurs dans le canton d’Ottrott, je suis tombée sur le blog autour-du-mont-sainte-odile qui nous parle entre-autre des emblèmes des corporations d’artisans à Obernai, la ville d’à côté.

On y apprend que les tanneurs et les cordonniers étaient regroupés dans une même corporation : la « Schuhmacherzunft ». Mes ancêtres en faisaient-ils partis? Il faudra que je me déplace en Alsace pour en savoir plus…

Schneider voulant dire tailleur, peut-être est-ce là l’origine de mon nom de famille…


Quelques kilomètres plus loin, à Barr, il existe une lignée de tanneur, les Degermann (voir leur site internet). Il se trouve que parmi mes ancêtres alsaciens figurent des Degermann ayant un rapport avec la tannerie…

 

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Y comme Yerres

Évoquer la ville de Yerres (Essonne) me permet de faire un petit hommage à mon tonton Jacquot qui y est décédé récemment.
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Jacquot, collection familiale

La famille de Jacquot et celle de mon père habitaient dans des maisons voisines, il a donc été facile à tata Christiane et lui de se rencontrer…
Jacquot exerçait la profession d’horloger-bijoutier. Ils ont tenu avec Christiane un premier commerce à Sucy-en-Brie dénommé « Au 4ème top ».
Leur dernière boutique était à Savigny-sur-Orge et se nommait « Le plateau d’or ». J’aimais beaucoup y aller petite, il y avait des trésors partout même si on ne pouvait y toucher qu’avec les yeux …

Pour la petite histoire, 3 soeurs de mon père ont épousé des « Jacques » nous les avons donc dissocié en les appelant Jacques, Jackie et Jacquot.
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P comme Paris

Il y a quelques temps, je furetais sur Gallica en tentant de rechercher mes patronymes, après tout, cela m’avait bien réussi concernant Germain Percebois.

J’ai donc recherché « Victor Schneider » en espérant trouver des faits divers dans les journaux concernant Victor Gabriel.

Grâce à cette recherche, je suis tombée sur l’article suivant tiré du journal La Lanterne du 9 décembre 1894.

Journal La Lanterne, numéro du 9 décembre 1894

Extrait du journal La Lanterne en date du 9 décembre 1894 – Source Gallica

 

Voleurs de becs de gaz – Pendant la nuit en face le numéro 1 de la rue Saint-Ferdinand, des gardiens de la paix ont arrêté les nommés Clovis Jules, fumiste ; Schneider Victor, plombier ; Eugène Lemercier, plombier et Chasse Gustave, cocher, qui volaient des becs de gaz placés devant la boutique d’un boucher. L’un d’eux faisait le guet tandis que les autres portaient dans la voiture de Chasse les becs de gaz.
Serait-ce le père de Victor Gabriel : Victor Schneider? Les âge, lieu et profession coïncident! J’ai commencé les recherches dans les registres de justice aux Archives de Paris mais je n’ai encore rien trouvé!
J’ai hâte de pouvoir confirmer ma théorie (l’infirmer serait nul!).
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Q comme Quinssaines

Ma famille paternelle habitait à Saint-Maur-des-Fossés pendant la seconde guerre mondiale.
La ville ayant subi quelques bombardements, il a été décidé d’éloigner les enfants.
Mes 3 oncles et tantes les plus âgés ont été éloignés en Allier, dans la campagne de Montluçon. Ils pouvaient alors prendre l’air et manger à leur faim.
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Jeannine, Lucien et Christiane au hameau du Roullet, Quinssaines (Allier), collection familiale

C’est là que mon tonton Lulu (de son prénom Lucien) rencontra celle qui deviendra sa future femme Monique. Ils s’y sont mariés et après avoir habité quelques années à Saint-Maur, ils retourneront dans vivre dans l’Allier.

Sources complémentaires :

Archives municipales de Saint-Maur-des-Fossés, série H : dossiers concernant l’éloignement des enfants aux archives municipales de Saint-Maur-des-Fossés.
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K comme Klingenthal

Je vous ai déjà parlé de la Manufacture d’armes royales du Klingenthal dans l’article Z comme Zirn.

Pour rappel, les origines de ma lignée Schneider se trouvent dans le pays d’Obernai (Bas-Rhin) et plus précisément dans les communes d’Ottrott, Boersch, Saint-Léonard et bien sûr Klingenthal.

Lorsque les 10 ouvriers spécialisés de Solingen viennent s’installer et mettre en route la manufacture en 1730, ils commencent à prendre en apprentissage des jeunes gens originaires des villages environnants pour leur transmettre leur savoir-faire. C’est ainsi que mes ancêtres se retrouvent à exercer dans cette manufacture.

Les ouvriers de la Manufacture ont d’ailleurs de véritables dynasties, chacun dans sa spécialité. On retrouve comme spécialité les raffineurs d’acier, les forgeurs, les foreurs de douilles et baïonnettes, les trempeurs, les aiguiseurs-polisseurs, les fondeurs de montures, les limeurs, les menuisiers, les fabricants de fourreaux, les monteurs fourbisseurs, les graveurs doreurs, les ouvriers de la cuirasse et les ouvriers de la faux.

La dynastie Schneider d’Ottrott fait partie de la spécialité des aiguiseurs-polisseurs même si mes aïeux se trouvent être plutôt des forgeurs de lames.


A l’origine, la vallée était déserte. Le village du Klingenthal s’est construit au fur et à mesure du développement de la Manufacture. Le village s’étire sur quasiment 2 km le long de la rivière l’Ehn.

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A Klingenthal, canal principal de l’Ehn – source Wikipédia

Les logements des ouvriers se trouvent au dessus des différents ateliers. Un château, des maisons d’habitations, des écuries, des étables, des jardins et une chapelle s’installent peu à peu dans le village.


Hormis les registres paroissiaux et d’état civil des communes de Klingenthal et de ses environs, il me reste plusieurs sources à consulter pour en apprendre plus sur mes ancêtres, entre autres :

  • les archives de l’Association pour la Sauvegarde du Klingenthal
  • la bibliothèque alsatique du Crédit Mutuel où se trouvent des cahiers de compte de l’épicerie entre 1808 et 1821
  • les archives départementales du Bas-Rhin
  • les archives municipales de Strasbourg, Boersch, Ottrott, Obernai

J’en profite pour faire de la publicité pour l’Association pour la Sauvegarde du Klingenthal qui a fait un travail énorme à consulter sur ce site.

ou dans ce livre (que j’ai acheté cette année et qui m’a grandement aidé à écrire cet article). Vous pouvez vous renseigner ici.

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