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Objet de famille

Je l’ai toujours connu, tantôt dans la cuisine en hauteur pour éviter que nos mains d’enfants y touche, tantôt dans le salon. Tout comme moi, mon père l’a toujours connu. Il s’agit de notre « petit bonhomme » familial.

Il appartenait à mon arrière-grand-père, Victor Gabriel Schneider. D’où vient-il? on ne le sait pas…

Du vivant de mon arrière-grand-père, il était dans les appartements de mes arrières-grands-parents, au 1er étage de la maison familiale.

Il était situé plus précisément dans la cuisine, sur une étagère en hauteur, sur le mur commun entre la cuisine et la salle de séjour, dans le coin de la table de travail.

Plan schématique de l’aménagement du 1er étage de la maison familiale, au 14 avenue Galilée à Saint-Maur-des-Fossés

« La cuisine, il y avait la porte qui était là. Ici, il y avait tout le long, une table de travail en carreaux comme ça se faisait dans le temps, la cuisinière qui était au milieu. Y avait un placard dans lequel il mettait son petit bois pour allumer sa cuisinière, son charbon aussi. Dans le coin, il avait son évier avec un petit placard en dessous. Ici, il y avait une fenêtre avec un garde-manger qui donnait vers l’extérieur, et ici il y avait la table puis ses chaises.

Et le petit bonhomme, il était là! »

Transcription du témoignage oral de mon père sur l’emplacement du petit bonhomme

Ensuite, après le décès de mon arrière-grand-père, il a rejoint une alcôve dans l’escalier, sur le palier du 2ème étage.

Il a également suivi mon grand-père, lorsqu’il a vendu la maison. Puis, mon père l’a récupéré après le décès de mon grand-père.

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Des pompiers chez les Schneider

Je savais déjà que mon grand-père René Schneider, avait fait son service militaire chez les Pompiers de Paris.

Il y a peu, j’ai découvert que mon arrière-grand-père Victor Gabriel Schneider l’avait également été. Dans un article de presse relatant un feu à Saint-Maur-des-Fossés, il est relaté qu’il était pompier volontaire, en 1936. Il a d’ailleurs été légèrement blessé, ce jour-là.

Le Petit journal du 6 août 1936 – Source : Gallica