0

N comme Nonancourt

Socrate Roger Percebois est un collatéral, il est le frère de mon arrière-grand-mère, Germaine Charlotte Céline Percebois.
Socrate naît le 31 janvier 1900 à Nonancourt (Eure) de Germain Juste Percebois et Marie Renée Le Levrier. Sa famille déménage sur Évreux dans les 4 années suivantes. Il est issu d’une fratrie de 8 enfants : 6 garçons et 2 filles.
Socrate est un patriote. Il s’engage d’ailleurs volontairement pour une durée de 4 ans le 28 août 1918 à la mairie d’Évreux.
Il effectue son service militaire dans plusieurs régiment de Génie. Il sera libéré du service actif le 28 août 1922.
Il se mariera d’ailleurs le 2 décembre 1922 à Évreux avec Jeanne Alphonsine Joséphine Breard.
Le 6 avril 1930, il est affecté spécial en tant que facteur mixte à Bueil, au titre de la Compagnie des Chemins de fer de l’état.
Le 18 novembre 1931, il est dégagé de toute obligation militaire vu qu’il est père de 5 enfants. Il en aura 10 en tout.
Lors de la seconde guerre mondiale, il servira la Résistance, d’abord en qualité d’agent P.I du 20 mai 1942 au 30 septembre 1944 au réseau « Action Vengeance » des F.F.C.
Il a ensuite servi dans les F.F.I. du 1er juillet au 25 août 1944 dans la formation « Eure libé nord Évreux ».
Il participera activement à la libération de la ville d’Évreux. Il sera d’ailleurs blessé au visage par une mine le 23 août 1944 à Melleville alors qu’il se portait à la rencontre des troupes américaines.
PERCEBOIS_Socrate_6FI 1005

3 F.F.I., Messieurs Cornu (préfet de l’Eure), Socrate Percebois (chef d’arrondissement d’Evreux) et Louis Hermier à la Préfecture de l’Eure – Source : Archives municipales d’Evreux, 6Fi1005

 

Il aura plusieurs distinctions :
– Citation « Chef militaire du groupe SNCF de l’Eure puis chef d’arrondissement à Evreux […] à l’éxécution du « Plan Vert » […] et destruction sur les voies ferrées. A participé aux opérations de la libération d’Evreux au cours de laquelle il a été blessé
– Croix de guerre avec étoile de bronze
– Croix du Combattant Volontaire 1939-1945
– Médaille d’Or d’Evreux

Ses descendants ont réalisé une cousinade il y a quelques années.

IMG_20160514_132011


Publicités
1

E comme Évreux

Évreux est une ville de référence pour ma généalogie. En effet, c’est le lieu où mes branches maternelles se sont rencontrées. Une grande partie de ma famille maternelle y habite encore (ou à proximité).
Mes premiers pas de généalogiste et d’archiviste ont d’ailleurs eu lieu à Évreux.
FRAD027_8Fi228_0003

Source : Archives départementales de l’Eure, 8Fi228_0003

Les premières arrivées sur Évreux sont Aimée Florimonde et Marie Dufay, mère et fille, entre 1886 et 1889. Elles travaillaient en tant que trameuse.
Aimée est née à Landisacq (Orne), elle suit son père à Condé-sur-Noireau (Calvados) où elle y  est fille-mère en accouchant de Marie en 1874. Elles vivront avec le père d’Aimée plusieurs années. Je retrouve leur traces grâce à la naissance d’Alphonse Gaston en 1886 à Canteleu  (Seine-Maritime). Elle aura ensuite deux enfants nés à Évreux : Juliette Alphonsine (1889) et Fernand Gaston (1891).
Marie aura également un enfant naturel, Gaston Alphonse né en 1890. Il sera reconnu lors du mariage de Marie avec Pierre Marie Le Goff en 1901.
Pierre Marie Le Goff arrive à Évreux vers 1891 (selon sa fiche matricule). Il est originaire d’Ergué-Ermel (Finistère).
Pour en savoir plus : V comme Vouziers.
Une deuxième branche, le couple Germain Juste Anatole Percebois et Marie Renée Le Levrier s’y installe entre 1901 et 1904. Ils viennent de Nonancourt (Eure) où ils se sont mariés mais n’en sont pas originaire. Marie Renée vient en effet de Pédernec  (Cotes-d’Armor) et Germain Juste Anatole de Lèves  (Eure-et-Loir).
Pour en savoir plus : B comme Brou,  N comme Nonancourt.
La dernière branche, le couple Alfred Benjamin Pernelle et Germaine Juliette Dufour arrive à Évreux qu’entre 1920 et 1921.
Germaine Juliette est originaire de Condé-sur-Iton (Eure) et habite avec sa mère et son beau-père à Angerville-la-Campagne (Eure) lors de son mariage en 1920 avec Alfred Benjamin Pernelle.
Alfred Benjamin est quant à lui originaire de Bennecourt (Yvelines). Il a fait quelques brefs passages à Évreux dus à sa situation d’enfant assisté. Il a d’ailleurs eu un parcours assez mouvementé avec des placements dans différentes familles.
Pour en savoir plus : D comme Dufour, P comme Pernelle.
flux des aieux vers Evreux

Carte des flux d’arrivées de mes aïeux vers Évreux (version en ligne accessible ici)

3

Drame passionnel (suite)

 

 

Etant très curieuse de la fin tragique de Germain René Percebois (voir le premier article), j’ai profité d’un séjour dans ma Normandie natale pour aller consulter quelques journaux.

J’ai compulsé le Courrier de l’Eure et j’ai trouvé un article extrêmement détaillé concernant les faits. Comme quoi, multiplier les différents journaux peut être utile…

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Le drame de Caër

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Le Courrier de l’Eure, 18 mai 1909

Il n’est bruit à Evreux, depuis ce matin, que du drame qui s’est déroulé hier soir à Caër (commune de Normanville) et dans lequel un jeune homme passionnément épris d’une jeune fille s’est donné la mort après avoir tenté de la tuer à coups de revolver.
Voici les faits tels qu’ils résultent de notre enquête : Germain Percebois, âgé de vingt deux ans, demeurant avec ses parents rue Maillot, 34, devait partir au régiment au mois d’octobre prochain. Il avait fait connaissance dans un bal de Mlle Eugénie Lacôte, âgée de seize ans, journalière à Gravigny, et avait conçu pour elle une passion folle qu’il croyait partagée : il avait été convenu entre eux, en effet, qu’ils se marieraient à son retour du service militaire.
Samedi soir, le jeune homme se rendit à Caër et loua chez Mr Colombel, cafetier, route nationale d’Orléans à Rouen, une chambre où il passa la nuit seul, parait-il. Hier matin, il revint à Evreux, puis retourna à Caër au milieu de la journée.
Eugénie Lacôte le rencontra à bicyclette, vers une heure et demie, devant le café Colombel. Il lui offrit une consommation qu’elle accepta, puis tous deux allèrent se promener. Durant l’après-midi, ils revinrent plusieurs fois au café, où Eugénie s’amusa à la balançoire et dansa avec plusieurs de ses amies.
Au moment de se séparer, vers sept heures trois quarts du soir, les deux amoureux burent encore une bouteille de cidre bouché, après quoi ils sortirent ensemble sur la route. A ce moment, sans que rien eût pu faire soupçonner son criminel projet, Percebois sortit de sa poche un revolver et fit feu par trois fois sur la jeune fille. Celle-ci atteinte à la tête et au bras gauche, courut, tout ensanglantée, se réfugier dans la cour du café, tandis que le jeune homme, tournant l’arme contre lui-même, se faisait justice en se logeant deux balles dans la tête, l’une sous le menton, l’autre à la tempe droite, et roulait foudroyé sur la route.
Le drame avait été si rapide, que les époux Bourgon, au service de M. Colombel, accourus sur le seuil de la porte en entendant les premières détonations, virent sans avoir le temps d’intervenir, Percebois se tirer le deuxième coup de revolver et s’affaisser inanimé sur le sol.
On s’empressa autour de la jeune fille, dont les blessures étaient moins graves qu’on n’aurait pu le craindre. Les deux balles qu’elle avait reçues n’avaient sans doute pas une force de pénétration suffisante, ou avaient été tirées obliquement ; l’une entrée dans la nuque, avait glissé sur le crâne et était venue se perdre dans le cou, sans atteindre aucun organe essentiel ; l’autre était remontée le long du bras gauche, presque jusqu’à l’épaule, sans toucher à l’os. La vie d’Eugénie Lacôte n’est donc nullement en danger, à moins de complications que rien ne fait prévoir. La blessée est soignée au café Colombel, en attendant que son état permette de la transporter au domicile de ses parents.
Quelle est la cause de ce drame? Les motifs qui ont fait perdre la tête au malheureux Percebois et ont armé son bras contre celle qu’il aimait sont d’ordre trop intime et trop délicat pour être révélés ici. Disons seulement que, dans une lettre trouvée sur lui et adressée à ses parents, il leur demandait pardon du chagrin qu’il allait leur causer, et expliquait son acte désespéré par la perte de ses illusions au sujet de sa fiancée.

 


Pour information, la collection de journaux de la ville d’Evreux est conservée au Pavillon Fleuri, annexe de la médiathèque, qui conserve tout le fonds ancien.

Ce lieu est chargé d’histoire. Les époux Baudot y ont notamment résidé pendant la seconde guerre mondiale : Anne-Marie étant bibliothécaire et son mari, Marcel, archiviste départemental. Ils en firent l’un des sites de la Résistance pour le département.

4

Drame passionnel

En m’aventurant sur Gallica et en recherchant par mot clé mes patronymes je suis tombée sur un article passionnant concernant un collatéral.

Germain Percebois est le frère de mon arrière-grand-mère Germaine Charlotte Céline Percebois (1907-1984). Ils sont issus d’une fratrie de 9 enfants, il est le deuxième et elle la dernière. Il naît le 13 mai 1888 à Nonancourt (27) et exerce la profession de menuisier, comme son père.

Il décède le 16 mai 1909 à Evreux (27) selon son recensement militaire. En réalité, il décédera à Normanville (27), sur le territoire de Caër, à l’âge de 21, dans des conditions assez particulières. Il devait épouser Eugénie Lacote quand il reviendrait du régiment mais il apprit « qu’elle se jouait de lui », il essaya donc de la tuer et se suicida ensuite.

Je n’ai pas encore réussi à retrouver la trace d’Eugénie Lacote. Qu’est-elle devenue après ce drame? Est-elle décédée de la suite de ses blessures? S’est-elle mariée?

Mon arrière-grand-mère avait tout juste 2 ans au moment du drame. A-t-elle été marquée? J’aimerai avoir accès à la lettre qu’il a écrit à ses parents. Se pourrait-il qu’un dossier judiciaire ait été instruit malgré le suicide de Germain? Encore une chose à vérifier aux archives …

PERCEBOIS_GermainRené_Gallica_Le Journal_18 mai 1909_page4

Le Journal, 18 mai 1909 – page 4 (source Gallica)

Drame passionnel

Evreux, 17 mai. (Par dépêche de notre correspondant particulier.) – A Caer, petit hameau situé à quelques kilomètres d’Evreux, Germain Percebois, vingt et un ans, menuisier, s’était passionnément épris d’Eugénie Lacote, seize ans, journalière à Gravigny. Il devait l’épouser dans deux, quand il reviendrait du régiment ; mais il apprit que la jeune fille se jouait de lui. Il ne put surmonter son désespoir et résolut de la tuer et de se suicider ensuite.

  • Hier soir, vers huit heures, après avoir passé l’après-midi en compagnie d’Eugénie Lacote à rire et s’amuser, il sortait soudain un revolver de sa poche et, sans mot dire, fit, à deux reprises, feu sur la malheureuse. Atteinte à la tête et au bras gauche, elle s’enfuit tout ensanglantée. Tournant son arme contre lui-même, le meurtrier se logea deux balles dans la tête et roula sur le sol foudroyé.

On a trouvé sur lui la lettre où il annonçait à ses parents sa funeste détermination et leur demandait pardon.

Les blessures d’Eugénie Lacote, quoique graves ne mettent pas ses jours en danger

Pour en savoir plus sur la famille Percebois : mon arbre geneanet

voir la suite de cette article

 

0

I comme … Illoter

Parmi tous les patronymes que j’ai pu rencontré en faisant mes recherches, je n’ai qu’un seul patronyme commençant par la lettre I.

Françoise Illoter se trouve être la marraine de Julien Boulanger, le frère jumeau de mon sosa 72 : Jean Boulanger.

Archives Départementales de la Mayenne - Larchamp, naissance du 31 août 1769

Baptême de Julien et Jean Boulanger le 31 août 1769 à Larchamp – Archives Départementales de la Mayenne

A noter que les deux jumeaux se trouvent sur le même acte de baptême. Il en est de même pour l’acte de baptême d’Etienne et Pierre Percebois :

Baptême de Pierre et Etienne Percebois

Baptême de Pierre et Etienne Percebois le 22 octobre 1736 à Chartres – Archives Départementales d’Eure-et-Loir

Je me suis demandée combien j’avais de jumeaux dans mon arbre, et finalement j’en ai peu. Mise à part les jumeaux Boulanger ils sont tous issus de ma branche maternelle :

  • Etienne et Pierre Percebois nés le 22 octobre 1736 à Chartres (28)
  • Joséphine Antoinette et Prudence Adèle Mallard nées le 11 avril 1813 à Croisy-sur-Eure (27) (Prudence décédera 10 ans plus tard)
  • François Toussaint et Rose Adélaïde Vallée nés le 2 novembre 1832 à Moussonvilliers (61)
  • Germaine Juliette et Louis Adrien Dufour nés le 7 mars 1895 à Condé-sur-Iton (27) (Louis décédera pour la France en 1915)

En 1895, on peut voir que les actes de baptêmes sont distincts :

dufour_AdrienLouis_B

Baptême d’Adrien Louis Dufour le 31 mars 1895 à Condé-sur-Iton – Archives Départementales de l’Eure

dufour_GermaineJuliette_B

Baptême de Germaine Juliette Dufour le 31 mars 1895 à Condé-sur-Iton – Archives Départementales de l’Eure

3

B comme … Brou

signature Brou

Germain Désiré Percebois et Claire Auguste Brou se marient le 25 avril 1854, à Lèves (commune limitrophe avec Chartres, en Eure-et-Loir) .

Avant de se marier ils font un contrat de mariage en date du 7 avril 1854, chez Maître Bournisien, notaire à Chartres.

J’ai trouvé ce dernier assez intéressant. Les Percebois étant une famille de vignerons (eh oui encore …) et étant propriétaires, les dots des futurs mariés et surtout du futur, m’apprennent l’ampleur de leurs biens.

Les Percebois donnent donc en dot à leur fils :

  • une somme de 400 francs en la valeur d’un trousseau et d’effets mobiliers
  • et des biens immeubles :
  1. 9 ares 90 centiares de terres labourables, commune de Saint Prest, champtier du Riv d’Antin
  2. 9 ares 90 centiares de terres labourables, commune de Saint Prest, champtier de la fosse fendue
  3. 9 ares 90 centiares de terres labourables, commune de Poisvilliers, champtier des Mémoires
  4. 7 ares 42 centiares de terres labourables, commune de Lèves, champtier d’Yore
  5. 4 ares 12 centiares de terres, commune de Lèves, champtier de la Croix Elledore
  6. 3 ares 9 centiares de terre en vignes, commune de Lèves, champtier du Clos du Mousseau
AD 28, 3 P 8040-36

Archives Départementales d’Eure-et-Loir, 3 P 8040-36

Le futur époux aura à compter du jour du mariage l’argent et les vignes et après la récolte pour toutes les autres pièces qui font en terre.

Il entrera également le jour de son mariage des titres suivants :

  • l’acquêt [Meignon-Gendron]
  • l’acquêt Jumentier
  • l’acquêt Leloup
  • l’acquêt ?

La future apporte au mariage :

  1. les habits, linges et  […] composant sa garde robe d’une valeur de trois cent francs
  2. et ses droits dans la succession de M son père, droits non liquidés mais constatés en un inventaire devant Me Chateau, notaire à Fontaine-le-Guyon, en septembre mil huit cent cinquante un

Mad Veuve Brou, donne et constitue en dot à Madelle sa fille : la somme de huit cent francs. Cette dot est ainsi constitué à la charge par la future de laisser jouir sa mère, en usufruit sa vie durant sa part dans la succession de son père.