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R comme Rome

  1. Berthe Valentine Schneider est à la fois la demi-sœur et la cousine de mon arrière-grand-père Victor Gabriel (voir L comme Laminette). Elle naît le 2 avril 1868 à Paris 18ème. Elle y épouse André Lelli le 8 juin 1889 à Paris 18ème. Elle est institutrice. Ils auront 3 enfants nés entre 1890 et 1895.
  2. Victoire Mathilde Schneider est la sœur de mon arrière-grand-père et la demi-soeur/cousine de Berthe Valentine. Elle naît le 19 mai 1870 à Paris 18ème. Elle se marie le 30 mai 1905 à Asnières-sur-Seine  avec Jean Joseph Charles Lelli. Ils auront a priori 1 ou 2 enfants.
signatures époux et parents de la mariée

Signatures des mariés : Giovanni Lelli et Mathilde Schneider ainsi que celles des parents de la mariée : Victor Schneider et sa femme Marie Jeanne –  Source : Archives départementales des Hauts-de-Seine, E_NUM_M1905, vue 66

Les deux sœurs ayant épousé 2 Lelli je me suis bien entendu demandée s’ils avaient un lien de parenté.

Les deux actes de mariage m’apprennent déjà quelques éléments :

  1. André Lelli est né le 20 juillet 1861 à Paris 18ème de Jean Lelli et Agnès Françoise Virginie Cornu. Son frère, Charles Lelli (26 ans) et Ernest Lelli (22 ans) sont témoins à son mariage.
  2. Jean Joseph Charles Lelli est né le 31 décembre 1839 à Rome de Joseph Romain Lelli et Marie Jucunda Stefani. Il est veuf de Alice Anna Ploton (décédée le 9 août 1901 à Paris). Lors de son mariage avec Victoire Mathilde, il était rentier et habitait au 4 rue Montesquieu à Asnières-sur-Seine. Son fils Ernest est témoin, il a alors 37 ans, est chef de bureau et habite avec son père.
Cet Ernest Lelli est un personnage commun, est-ce le même ? Pour m’aider dans ma quête, j’ai effectué quelques recherches sur Geneanet (source : Françoise Duveau, alias fafase1) qui se sont avérées intéressantes.
J’y apprends qu’Ernest André Jean Lelli est né le 16 septembre 1867 à Paris 18ème de Jean Lelli et Agnès Françoise Virginie Cornu. Il est donc le frère d’André. Lors de la naissance de son fils Georges Gustave Adolphe Ernest, le 14 mai 1902 à Asnières-sur-Seine, il est domicilié au 2 rue Montesquieu. Cette adresse me rapproche de Jean Joseph Charles.
Pour en apprendre plus, j’ai recherché l’acte de mariage Jean (Giovanni) Joseph Charles Lelli et Alice Anna Ploton. Je l’ai trouvé rapidement, à Paris 18ème, en date du 6 juin 1890.
Il s’avère que c’était son second mariage. En effet, j’apprends que Jean Joseph Charles était veuf en première noce de … Agnès Françoise Virginie Cornu!
Le voilà mon lien! Jean Joseph Charles et André Lelli sont respectivement père et fils.
En plus d’être à la fois demi-soeurs et cousines Berthe Valentine et Victoire Mathilde Schneider deviennent donc également belle-fille et belle-mère …Cette famille m’a l’air fort intéressante à étudier (un jour peut être…) Giovanni étant tailleur de pierres fines puis rentier (né à Rome, apparemment marié en Prusse…) et ses fils banquiers/boursiers…

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P comme Paris

Il y a quelques temps, je furetais sur Gallica en tentant de rechercher mes patronymes, après tout, cela m’avait bien réussi concernant Germain Percebois.

J’ai donc recherché « Victor Schneider » en espérant trouver des faits divers dans les journaux concernant Victor Gabriel.

Grâce à cette recherche, je suis tombée sur l’article suivant tiré du journal La Lanterne du 9 décembre 1894.

Journal La Lanterne, numéro du 9 décembre 1894

Extrait du journal La Lanterne en date du 9 décembre 1894 – Source Gallica

 

Voleurs de becs de gaz – Pendant la nuit en face le numéro 1 de la rue Saint-Ferdinand, des gardiens de la paix ont arrêté les nommés Clovis Jules, fumiste ; Schneider Victor, plombier ; Eugène Lemercier, plombier et Chasse Gustave, cocher, qui volaient des becs de gaz placés devant la boutique d’un boucher. L’un d’eux faisait le guet tandis que les autres portaient dans la voiture de Chasse les becs de gaz.
Serait-ce le père de Victor Gabriel : Victor Schneider? Les âge, lieu et profession coïncident! J’ai commencé les recherches dans les registres de justice aux Archives de Paris mais je n’ai encore rien trouvé!
J’ai hâte de pouvoir confirmer ma théorie (l’infirmer serait nul!).
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C comme Chartres

Chartres est le berceau d’une branche maternelle (les Percebois) mais aussi d’une branche paternelle, c’est de cette dernière dont je vais vous parler.
Pauline Alexandrine Dantu est née le 15 janvier 1820 à Chartres de père non dénommé et de sa mère Pauline Dantu (elle a été très inspirée pour prénommer sa fille, n’est-ce pas?).
Elle se marie le 5 septembre 1848 à Paris ex 7ème arrondissement avec Jean Edmond Pauwels.
Ils auront 2 filles :
– Marie Augustine, née le  5 avril 1849 à Paris
– Eveline Louis Angelina, née le 6 décembre 1850 à Maisons-Alfort

Pauline Alexandrine décèdera le 6 janvier 1868 à Paris 10, à l’hôpital Lariboisière.

Sur l’acte de naissance de Pauline Alexandrine il n’est indiqué que les nom et prénom de sa mère et sa [commune, paroisse d’origine?]. Je ne l’ai d’ailleurs pas identifiée.
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Acte de naissance de Pauline Alexandrine Dantu   – Source : Archives départementales d’Eure-et-Loir, 3E85/111, vue 16

Pauline Alexandrine ayant eu la bonne idée de se marier à Paris en 1849, je n’ai que peu d’éléments sur l’acte reconstitué de mariage, et encore moins sur sa mère.
J’avais réussi à trouver en ligne sur les registres de l’hôpital la trace de son passage et du décès de Pauline Alexandrine mais je n’avais pas obtenu plus d’informations que sur son acte décès.
Je n’arrive pas à retrouver la trace de Pauline Dantu. Elle reste mon gros blocage généalogique… Si quelqu’un a une idée, je suis preneuse!
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B comme Boulogne-Billancourt

Si je n’avais pas travaillé aux archives municipales de Boulogne-Billancourt, je n’aurais aucune connaissance du passage d’un collatéral dans cette ville. En effet, lors d’une recherche pour une demande par correspondance, je m’aperçois que le mariage qu’on me demande concerne un « Laminette ». Je lis l’acte en question et quelle n’est pas ma surprise de découvrir mon arrière-arrière-grand-père en tant que témoin.
J’ai donc fait quelques recherches complémentaires profitant d’avoir un accès aisé aux archives 🙂
Il s’avère que Louis Joseph Laminette a habité à Boulogne-Billancourt d’au moins 1857 à 1885.
Il se marie une première fois le 23 mars 1857 avec Victoire Hervieux.
Ils auront 2 enfants :
– Louis Victor Laminette né le 22 décembre 1857 – décédé le 10 janvier 1858
– Henri Léon Laminette né le 6 janvier 1861
Victoire Hervieux décédera le 20 mars 1874.
Il se marie une deuxième fois le 29 avril 1879 avec Louise Adélaïde Gracia. C’est à ce mariage que Victor Schneider est témoin en qualité de beau-frère.
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Signature de Victor Schneider – Source : Archives municipales de Boulogne-Billancourt, 3E86

Ce couple habitera à la cité Biquet …
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la Cité Biquet [1930-1940] – Source : Archives municipales de Boulogne-Billancourt, 1Ph184

… avant de partir de Boulogne-Billancourt en 1885 a priori pour retourner à Bertry (Nord), commune de naissance de Louis Joseph.

Liste électorale de 1885 – Source : Archives municipales de Boulogne-Billancourt, 1K36

 

 

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Victor Gabriel : ce petit délinquant…

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Victor Gabriel Schneider (1875-1956)                 collection personnelle

Je ne sais plus si j’en ai déjà parlé, mais j’adore les fonds de justice. Je trouve ces fonds extrêmement riches et, contrairement à d’autres documents d’archives, ils concernent absolument tous les niveaux sociaux.

C’est pourquoi lorsque j’ai découvert sur le recrutement militaire de mon arrière-grand-père plusieurs jugements cela m’a extasié.

Victor Gabriel Schneider est le fils de Victor et de Marie Jeanne Laminette. Il est né le 3 avril 1875 à Paris 18e.

Il sera plombier, couvreur et zingueur durant sa vie.

Il se marie le 13 octobre 1906 à Ernée (Mayenne) avec Philomène Clémentine Renée Boulanger, ils auront 4 fils :

Il vivra à partir de 1910 et cela jusqu’à sa mort le 14 janvier 1956 au 14 avenue Galilée à Saint-Maur-des-Fossés.

 

Victor Gabriel a ses premiers démêlés avec la justice le 16 octobre 1891. Il a 16 ans. Lors de la découverte de la cause du jugement j’ai failli explosé de rire…

Le jugement a lieu à la 10ème Chambre du Tribunal Correctionnel de la Seine le 17 novembre 1891.

Archives de Paris – D1U6 409

 

Transcription partielle :

C.D : Schneider Victor Gabriel, 16 ans, plombier né à Paris 18eme arrondissement, le 3 avril 1875 fils de Victor et Marie Jeanne Laminette, demeurant à Paris, rue Sainte Marie n°5
C.D : Issaurat Alfred Auguste, 14 ans vaneur né au Parc St Maur le 22 décembre 1876, fils de Albert Louis et de Aurore Amélie Adelina Dherber, demeurant à Paris rue [Ramerf] n°35
Civilement responsable : Schneider Victor demeurant à Paris, rue Ste Marie.. Défaillant
Civilement Responsable : Issaurat Albert 44 ans, employé, demeurant à Paris rue [Ramerf] n°35

Outragerie – Tapage
le 16 octobre 1891 à Paris, Schneider Victor Gabriel et Issaurat Alfred ont outragé par paroles des agents dépositaires de la force publique dans l’exercice et à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions en criant : « Voila les vaches, morts aux vaches » ce après constitue le délit prévu et puni par l’article 224 du Code pénal […] Attendu enfin que Schneider et Issaurat pères ont manqué de surveillance à l’égard de leurs enfants mineurs demeurant avec, qu’il y a lieu en conséquence de les en déclarer civilement responsable […] condamne Schneider Victor Gabriel et Issaurat Alfred Auguste, chacun et solidairement à 16 francs d’amende et condamne en outre solidairement avec Schneider Victor et Issaurat Albert ces deux derniers comme civilement responsable seulement aux dépenses liquidés à la somme de 11 francs 25 centimes + 2 francs pour droits de poste

Il aura six autres jugements entre 1892 et 1909 dont le port d’un couteau à ressort hors de son domicile, le vol d’une certaine quantité de chaussures ou encore d’un lingot d’étain, rien de bien méchant ni de très grave …

 

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Une enfant « trouvée » : Anne Férant

Pendant mes vacances d’été, j’ai fait un peu de généalogie à mes heures perdues (eh oui c’est addictif, vous m’auriez vu m’esquinter les yeux à consulter des actes d’état civil avec un réseau wifi de camping sur ma tablette 10 pouces … les gens me regardaient un peu bizarrement …).
Je me suis concentrée sur le couple Louis Georges Charpentier et Anne Férant dont je n’avais aucune information hormis leurs noms et la connaissance de 2 de leurs enfants : François Désir et et Marie, cette dernière étant mon aïeule directe.

Ces deux enfants étant nés sur la commune de Fains (Eure), j’ai de nouveau cherché (pour être à 100% sure que ce n’était pas là) leur mariage sur la commune dans les tables décennales et ne le trouvant pas j’ai recherché toutes les naissances/décès des Charpentier et Férant sur la commune. J’ai retrouvé trace du décès de Louis Georges ainsi que la naissance de 2 autres enfants dont un né hors mariage : Louis Auguste (né le 17 septembre 1830).

J’ai enfin réussi à retrouver l’acte de mariage de mon couple sur la commune d’Hécourt (Eure) le 17 février 1834, commune limitrophe de Fains.

J’étais déjà en joie de l’avoir trouvé mais à la lecture de celui-ci, j’ai retenu un cri de joie (oui j’étais au camping déjà que j’avais l’air bizarre, il ne fallait pas en rajouter :P).

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extrait de l’acte de mariage entre Louis Georges CHARPENTIER et Anne FERANT – Archives Départementales de l’Eure, Hécourt, 8mi2226 – vue 125

Anne Férant, domestique demeurant à Vernon fille majeure agée de vingt quatre ans, élève de l’hospice des enfants trouvé de Paris, admise audit hospice le 6 février 1813. Inscrite à la mairie du huitième arrondissement le 22 mars 1810, fille d’André Férant et d’Agnès Lemaire son épouse

Je n’ai pu consulter, pour le moment, que son acte de naissance reconstitué qui m’apporte déjà quelques informations :

Anne Férant, native de Paris et inscrite en la mairie du huitième arrondissement le vingt deux mars mil huit cent dix, fille d’André Alexandre Férant et d’Agnès Lemaire, son épouse, cette dernière décédée à Paris susdit arrondissement acte inscrit en l’état civil le vingt trois janvier mil huit cent treize
A été admise audit hospice le six février mil huit cent treize, et qu’elle en est sortie en dernier lieu le douze mai mil huit cent quatorze pour être placée dans le département de l’Eure

Je sais donc déjà que ses parents vivaient rue Saint-Marguerite (actuelle rue Trousseau), rue qui était assez miséreuse. A la mort de sa femme, le père qui était imprimeur a déposé sa fille (peut être d’autres enfants ?) à l’hospice alors qu’elle n’était âgée que de 3 ans. Cette dernière a été placée dans le département de l’Eure, alors qu’elle n’avait que 4 ans. A son mariage elle travaillait d’ailleurs dans la ville de Vernon ‘Eure).

Pour la suite, j’ai regardé les répertoires des enfants trouvés, consultables sur le site des archives de Paris et connaissant la date exacte de l’entrée à l’Hospice d’Anne, cela ne me semblait qu’une formalité. Pour l’année 1813, je trouve une « Ferrand » pour le mois de février mais qui ne se prénomme pas Anne et une « Ferrant’ qui se prénomme Anne mais qui est entrée en Août :

Répertoires d’admission des enfants assistés de la Seine (1742-1914) - Archives de Paris, D2HET 49

Répertoires d’admission des enfants assistés de la Seine (1742-1914) – Archives de Paris, D2HET 49

On verra laquelle est mon aïeule quand j’irais consulter les dossiers concernant son admission à l’hospice …

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L comme … Laminette

signature Laminette

Les Laminette sont issus de la branche paternelle de mon père. ils sont originaires de la Meuse et plus précisément des villes (ou villages) de Mont-devant-Sassey, Halles-sous-les-Cotes et Laneuville-sur-Meuse.

Focus sur Marie Jeanne Laminette, mon arrière-arrière-grand mère.

Elle est née le 15 juillet 1836 à Mont-devant-Sassey. Son premier enfant, Marie Eugénie Laminette puis Schneider née le 6 septembre 1860 à Paris 14ème.

Marie Jeanne ne se marie pour la première fois que le 8 décembre 1866 à Paris 18ème avec Eugène Schneider. Ils auront deux enfants : Victor Eugène et Berthe Valentine. Eugène décède le 8 octobre 1868.

Marie Jeanne épouse le 5 mai 1870 le frère d’Eugène : Victor (mon arrière-arrière-grand-père). Cela s’explique surement par le ventre de Marie Jeanne qui doit être bien rebondi vu qu’elle donnera naissance à Victoire Mathilde le 19 mai… Pour ce mariage, ils auront une dispense d’alliance de Sa Majesté l’Empereur en date du 19 mars 1870.

mariage schneider et laminette

Ils auront trois autres enfants : Victor Gabriel (mon arrière-grand-père), Françoise Anna Régina et Prudence Marie Emilie.

Ils seront en relation avec au moins un des frères de Marie Jeanne : Louis. Il habite d’au moins 1866 à 1879 à Boulogne-Billancourt et les deux couples sont témoins lors de ses deux mariages. (Je suis tombée sur un acte de Louis par hasard, sur mon lieu de travail). voir l’article B comme Boulogne-Billancourt