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K comme Klingenthal

Je vous ai déjà parlé de la Manufacture d’armes royales du Klingenthal dans l’article Z comme Zirn.

Pour rappel, les origines de ma lignée Schneider se trouvent dans le pays d’Obernai (Bas-Rhin) et plus précisément dans les communes d’Ottrott, Boersch, Saint-Léonard et bien sûr Klingenthal.

Lorsque les 10 ouvriers spécialisés de Solingen viennent s’installer et mettre en route la manufacture en 1730, ils commencent à prendre en apprentissage des jeunes gens originaires des villages environnants pour leur transmettre leur savoir-faire. C’est ainsi que mes ancêtres se retrouvent à exercer dans cette manufacture.

Les ouvriers de la Manufacture ont d’ailleurs de véritables dynasties, chacun dans sa spécialité. On retrouve comme spécialité les raffineurs d’acier, les forgeurs, les foreurs de douilles et baïonnettes, les trempeurs, les aiguiseurs-polisseurs, les fondeurs de montures, les limeurs, les menuisiers, les fabricants de fourreaux, les monteurs fourbisseurs, les graveurs doreurs, les ouvriers de la cuirasse et les ouvriers de la faux.

La dynastie Schneider d’Ottrott fait partie de la spécialité des aiguiseurs-polisseurs même si mes aïeux se trouvent être plutôt des forgeurs de lames.


A l’origine, la vallée était déserte. Le village du Klingenthal s’est construit au fur et à mesure du développement de la Manufacture. Le village s’étire sur quasiment 2 km le long de la rivière l’Ehn.

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A Klingenthal, canal principal de l’Ehn – source Wikipédia

Les logements des ouvriers se trouvent au dessus des différents ateliers. Un château, des maisons d’habitations, des écuries, des étables, des jardins et une chapelle s’installent peu à peu dans le village.


Hormis les registres paroissiaux et d’état civil des communes de Klingenthal et de ses environs, il me reste plusieurs sources à consulter pour en apprendre plus sur mes ancêtres, entre autres :

  • les archives de l’Association pour la Sauvegarde du Klingenthal
  • la bibliothèque alsatique du Crédit Mutuel où se trouvent des cahiers de compte de l’épicerie entre 1808 et 1821
  • les archives départementales du Bas-Rhin
  • les archives municipales de Strasbourg, Boersch, Ottrott, Obernai

J’en profite pour faire de la publicité pour l’Association pour la Sauvegarde du Klingenthal qui a fait un travail énorme à consulter sur ce site.

ou dans ce livre (que j’ai acheté cette année et qui m’a grandement aidé à écrire cet article). Vous pouvez vous renseigner ici.

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Z comme … Zirn

Franciscus Josephus MARTIN et Maria Elisabeth ZIRN se marient le 11 janvier 1774 à Klingenthal. Ils auront 5 enfants dont Maria Elisabeth qui se mariera avec Jean Michel SCHNEIDER.

Mariage de Franciscus Josephus MARTIN et Maria Elisabeth ZIRNY le 11 janvier 1774 à Klingenthal - Archives départementales du Bas-Rhin, 3E52_31, vue 10

Mariage de Franciscus Josephus MARTIN et Maria Elisabeth ZIRN le 11 janvier 1774 à Klingenthal – Archives départementales du Bas-Rhin, 3E52_31, vue 10

Le nom de Klingenthal, vallée des lames apparaît dans les registres paroissiaux dès 1731. De toute évidence, ce sont les ouvriers de Solingen qui ont baptisé ainsi le site de la Manufacture.

Sur le site internet de la maison du Klingenthal on peut trouver des informations sur l’ancienne manufacture, l’état des ouvriers ainsi que la généalogie des familles du Klingenthal. Ce site m’avait été conseillé par une personne de l’entraide il y a quelques années et m’a permis de remonter quelques générations.

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Généalogie des ZIRN au Klingenthal – Source : site internet de la maison du Klingenthal

Liste des ouvriers Schneider travaillant à la manufacture

Liste des ouvriers Schneider travaillant à la manufacture – Source : site internet de la maison du Klingenthal

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T comme … Thenault

De retour à Châtellerault via Pierre Thenault. Il était maître arquebusier dans les années 1600. Je me suis donc demandé en quoi consistait ce métier.

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L’arquebusier qu’on nommait autrefois artillier  est un artisan qui fabrique les petites armes à feu. Il fabriquait les arquebuses, dont il a pris leur nouveau nom, les fusils, les mousquets, les pistolets. Il forge également les canons, fait les platines, et les montent sur des fûts de bois. Toutes les armes que fabriquent les arquebusiers, consistent en quatre principales pièces qui sont le canon, la platine, le fût et la baguette. Source


Quelques années plus tard, vers 1819, Jean Michel Schneider et quelques-uns de ses fils viennent d’Alsace pour travailler en tant que forgeur de lames à la manufacture d’armes de Châtellerault.

Suite à la défaite de Napoléon 1er, les grandes manufactures d’armes telles que Maubeuge, Charleville et Klingenthal sont trop proches de la frontière et doivent fermer, la Manufacture d’armes est donc construite à Châtellerault entre 1819 et 1830.

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Source : site des Villes et Pays d’Art et d’Histoire – Poitou Charente

De nos jours, on peut y trouver le Service Historique de la Défense  …