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I comme Irai

La quête des origines du couple François Vallée et Marie Joséphine Léger m’a mené sur 3 départements différents.
Je les ai croisé pour la première fois pour le mariage de leur fille Alexandrine Eugénie avec Adolphe Victor Dufour le 9 janvier 1860 à Saint-Nicolas-d’Attez (Eure).
Via l’acte de mariage j’apprends qu’Alexandrine Eugénie est née le 27 janvier 1835 dans la commune de Moussonvilliers (Orne). Ses parents y habitent d’ailleurs encore. Un des témoins se trouve être le frère d’Alexandrine : Toussaint, 27 ans, qui habite à Saint-Christophe-sur-Avre (Eure).
Leur fille étant née à Moussonvilliers, j’ai recherché leur mariage dans cette commune mais cela aurait été trop simple.
J’ai leur ai trouvé 6 enfants nés entre 1827 et 1845 à Moussonvilliers mais aucune trace de leur mariage.
Loin de me laisser abattre j’ai mené l’enquête par l’autre bout : la recherche de leurs décès.
Bien entendu ils ne sont pas décédés à Moussonvilliers cela aurait trop facilité la tâche. Il m’a fallu chercher les mariages et décès de certains des enfants pour les pister.
Il ressort que le couple a vécu d’environ 1827 à au moins 1860 à Mousssonvilliers. Lors du décès de leur fils François Toussaint en 1871, ils habitaient à Saint-Christophe-sur-Avre (Eure) et en 1872, lors du deuxième mariage de leur fille Marie Joséphine, ils habitaient à Rohaire (Eure-et-Loir). François y est d’ailleurs décédé le 27 mars 1875. Je n’ai pour l’instant pas trouvé le décès de sa femme.
L’acte de décès de François m’a permis de connaitre sa commune de naissance qui se trouve être la commune de Irai (Orne).
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Décès de François Vallée – Source : Archives départementales d’Eure-et-Loir, 3E316/008, vues 53 et 54

J’ai donc centré ma recherche entre les communes de Moussonvilliers et d’Irai pour enfin trouver leur mariage dans la commune de La Poterie-au-Perche (Orne).
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C comme Chartres

Chartres est le berceau d’une branche maternelle (les Percebois) mais aussi d’une branche paternelle, c’est de cette dernière dont je vais vous parler.
Pauline Alexandrine Dantu est née le 15 janvier 1820 à Chartres de père non dénommé et de sa mère Pauline Dantu (elle a été très inspirée pour prénommer sa fille, n’est-ce pas?).
Elle se marie le 5 septembre 1848 à Paris ex 7ème arrondissement avec Jean Edmond Pauwels.
Ils auront 2 filles :
– Marie Augustine, née le  5 avril 1849 à Paris
– Eveline Louis Angelina, née le 6 décembre 1850 à Maisons-Alfort

Pauline Alexandrine décèdera le 6 janvier 1868 à Paris 10, à l’hôpital Lariboisière.

Sur l’acte de naissance de Pauline Alexandrine il n’est indiqué que les nom et prénom de sa mère et sa [commune, paroisse d’origine?]. Je ne l’ai d’ailleurs pas identifiée.
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Acte de naissance de Pauline Alexandrine Dantu   – Source : Archives départementales d’Eure-et-Loir, 3E85/111, vue 16

Pauline Alexandrine ayant eu la bonne idée de se marier à Paris en 1849, je n’ai que peu d’éléments sur l’acte reconstitué de mariage, et encore moins sur sa mère.
J’avais réussi à trouver en ligne sur les registres de l’hôpital la trace de son passage et du décès de Pauline Alexandrine mais je n’avais pas obtenu plus d’informations que sur son acte décès.
Je n’arrive pas à retrouver la trace de Pauline Dantu. Elle reste mon gros blocage généalogique… Si quelqu’un a une idée, je suis preneuse!
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B comme … Brou

signature Brou

Germain Désiré Percebois et Claire Auguste Brou se marient le 25 avril 1854, à Lèves (commune limitrophe avec Chartres, en Eure-et-Loir) .

Avant de se marier ils font un contrat de mariage en date du 7 avril 1854, chez Maître Bournisien, notaire à Chartres.

J’ai trouvé ce dernier assez intéressant. Les Percebois étant une famille de vignerons (eh oui encore …) et étant propriétaires, les dots des futurs mariés et surtout du futur, m’apprennent l’ampleur de leurs biens.

Les Percebois donnent donc en dot à leur fils :

  • une somme de 400 francs en la valeur d’un trousseau et d’effets mobiliers
  • et des biens immeubles :
  1. 9 ares 90 centiares de terres labourables, commune de Saint Prest, champtier du Riv d’Antin
  2. 9 ares 90 centiares de terres labourables, commune de Saint Prest, champtier de la fosse fendue
  3. 9 ares 90 centiares de terres labourables, commune de Poisvilliers, champtier des Mémoires
  4. 7 ares 42 centiares de terres labourables, commune de Lèves, champtier d’Yore
  5. 4 ares 12 centiares de terres, commune de Lèves, champtier de la Croix Elledore
  6. 3 ares 9 centiares de terre en vignes, commune de Lèves, champtier du Clos du Mousseau
AD 28, 3 P 8040-36

Archives Départementales d’Eure-et-Loir, 3 P 8040-36

Le futur époux aura à compter du jour du mariage l’argent et les vignes et après la récolte pour toutes les autres pièces qui font en terre.

Il entrera également le jour de son mariage des titres suivants :

  • l’acquêt [Meignon-Gendron]
  • l’acquêt Jumentier
  • l’acquêt Leloup
  • l’acquêt ?

La future apporte au mariage :

  1. les habits, linges et  […] composant sa garde robe d’une valeur de trois cent francs
  2. et ses droits dans la succession de M son père, droits non liquidés mais constatés en un inventaire devant Me Chateau, notaire à Fontaine-le-Guyon, en septembre mil huit cent cinquante un

Mad Veuve Brou, donne et constitue en dot à Madelle sa fille : la somme de huit cent francs. Cette dot est ainsi constitué à la charge par la future de laisser jouir sa mère, en usufruit sa vie durant sa part dans la succession de son père.