0

Mon arrière-grand-mère Philomène

Philomène Clémentine Renée est mon arrière-grand-mère paternelle. Elle est originaire de la Mayenne, et plus précisément de la commune d’Ernée, où elle est née le 19 septembre 1881, au domicile de ses parents Joseph Francois Boulanger et Marie Jeanne Moussu, au hameau de la Bretonnière. Elle est la septième d’une fratrie de 9. Elle tient sans doute son prénom de sa tante paternelle Philomène Jeanne Boulanger.

Philomène a pas mal bougé dans sa vie, très certainement pour la raison standard de l’époque : le travail. Sur les recensements, je la retrouve au domicile de ses parents jusqu’en 1891. Entre 1891 et 1906, elle était certainement placée chez un ou plusieurs patrons, mai où? Je la retrouve enfin en 1906, sur le recensement d’Asnières-sur-Seine. Elle habite au 10 rue du Progrès. Elle est domestique et plus particulièrement cuisinière. Elle habite avec la famille qui l’emploie : Georges Derel, employé de banque (à la Société Générale), sa femme Blanche et leur fils Robert, âgé alors de 5 ans.

Elle rencontre probablement son futur mari en région parisienne. En effet, ce dernier habite à Paris 18ème. Elle lui envoie d’ailleurs une photo d’elle avant leur mariage (malheureusement, il m’est impossible de lire la date et lieu d’oblitération).

IMG_20160514_131600

Philomène vers 1906 – Collection familiale

IMG_20160514_131610

 

 

Le 13 octobre 1906, Philomène épouse Victor Gabriel Schneider à Ernée. Ils sont entourés à cette occasion de sa famille, celle de Victor ne s’étant pas déplacée. Leurs témoins sont deux des frères de Philomène : Jean Marie et Joseph demeurants à Ernée, un de ses cousins, François Poirier domicilié à Saint-Hilaire-des-Landes et un ami des époux : Joseph Chapron, soldat à Saint-Cyr.

grand_père_SCHNEIDER

René SCHNEIDER vers 1908 – Collection familiale

Philomène et Victor remontent à la capitale après leur mariage. Philomène donnera naissance à mon grand-père René, le 9 août 1907 à Saint-Ouen où ils habitent, au 116 rue Michelet.

S’ensuit très certainement une période compliquée pour la famille [maladie, pauvreté?]. Victor se fait prendre le 23 décembre 1908, pour le vol d’un lingot d’étain à la Compagnie Anonyme Continentale (Source : Archives de Paris, D1U6/1034bis). Philomène est alors bien enceinte, elle accouche en effet de son deuxième fils Georges Gabriel, le 9 mars 1909 à Paris 18ème, où ils habitent au 14 rue de la Charbonnière. Le 10 mai 1909, Victor est condamné à 8 mois d’emprisonnement.

Au début de l’année 1910, très certainement après la sortie de prison de Victor, le couple va habiter à Saint-Maur-des-Fossés ; une partie de la famille de Victor y habite : ses parents et au moins une de ses demie-sœur Françoise Anna Régina Schneider. Georges y décède le 22 avril 1910, au 20 rue du Chemin Vert, domicile de ses parents.

Ils habiteront ensuite très rapidement au 14 avenue de Galilée. Roger Marcel, leur troisième fils, y naît le 5 novembre 1911. Philomène est toujours cuisinière.

Alors que leurs deux enfants ont respectivement 5 et 3 ans, la première guerre mondiale est déclarée. Victor rejoint alors volontairement le 31ème régiment territorial d’infanterie le 7 août 1914. Il sera en campagne contre l’Allemagne jusqu’au 28 septembre 1916. Victor et Philomène se verront-ils pendant cette période? Je ne le sais pas encore et ne suis pas sûre de le savoir un jour. Le 2 septembre 1916, Victor est affecté à la Poudrerie d’Angoulême. Philomène le rejoint alors (voir l’article A comme Angoulême), elle est alors ménagère. Leur quatrième et dernier fils, Victor Julien, y naîtra le 2 octobre 1917. Lorsque Victor est démobilisé, toute la famille revient au 14. Victor continue à exercer son métier de plombier/couvreur/zingueur. Quant à Philomène, continue-t-elle à travailler? Au mariage de mon grand-père, en 1930, elle ne travaille plus.

La seconde guerre mondiale arrive, mon grand-père en tant qu’ainé de la famille et ayant une famille à charge, n’y participera très peu. Roger et Victor quant à eux iront au front et seront tous deux en captivité. Seul Victor reviendra, il ne sera d’ailleurs jamais plus le même, sa santé ayant été mise à rude épreuve.

Le 14 janvier 1956, Victor ,son mari, décède. 1 an plus tard, le 16 février 1957, sa bru, ma grand-mère, décède à son tour. Comment Philomène vit-elle ses décès?

 

Philomène_identité

Philomène (vers 1950-1970) – Collection familiale

Philomène décéde le 23 décembre 1971 à l’hôpital de Créteil à l’âge de 90 ans.

20090406_SaintMaurdesFossés 003

Sépulture de Philomène, Cimetière de la Pie – Saint-Maur-des-Fossés – Collection personnelle

Elle repose au cimetière de la Pie, à Saint-Maur-des-Fossés avec son fils René et sa femme Marthe ainsi qu’avec son petit-fils René et sa femme Sophie.

 

 

Mon père se souvient que de peu de choses sur sa grand-mère. Il se souvient néanmoins que la famille a été à Montmorency, sans doute pour voir une des sœurs de Philomène : Françoise Marie Pauline vit en effet là-bas avec sa famille. Il se rappelle aussi qu’elle était toujours souffreteuse (elle avait en effet des tendances hypocondriaques).

Publicités
2

S comme Saint-Maur-des-Fossés

Saint-Maur est tout comme Évreux (voir E comme Évreux), une ville de référence pour mon histoire familiale. C’est la ville où mes branches paternelles se sont rencontrées. Une partie de ma famille paternelle y habite encore ou à proximité.

Pour moi Saint-Maur est surtout synonyme du 14.

Le 14 (14 avenue Galilée) c’est la maison où 4 générations de ma famille Schneider a vécu. Je n’ai pas encore réussi à définir la date où ma famille a acheté le terrain mais je l’estime entre 1900 et 1907.

C’est Victor Gabriel qui a construit cette maison avec l’aide de ses fils dont mon grand-père René. La maison a connu des changements au fil du temps. La construction du garage a lieu en 1930 (source archives municipales de Saint-Maur-des-Fossés)

Du temps de la naissance de mes oncles et tantes, mes grands-parents (René Schneider et Germaine Nicollet) logeaient au rez-de-jardin et mes arrière-grands-parents (Victor Gabriel Schneider et Philomène Boulanger) au rez-de-chaussée. Certains de mes oncles et tantes logeaient également au rez-de-chaussée ainsi que dans une partie du grenier.

Si vous savez compter, cela ne fait que 3 générations. Eh oui c’est là-bas que mes parents ont vécu les premiers mois de leur mariage. Lorsqu’ils ont déménagé mon frère était déjà présent dans le ventre de ma mère :P.

Dans les années 70, mon grand-père étant malade, la maison a été vendue. Je ne l’ai donc jamais connu, du moins à l’intérieur car à chaque fois que je vais à Saint-Maur, le passage devant le 14 est obligatoire…

Je vous propose de découvrir une reconstitution 3D de la maison telle que mon père l’a connu (réalisation Georges Schneider) :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

0

I comme … Illoter

Parmi tous les patronymes que j’ai pu rencontré en faisant mes recherches, je n’ai qu’un seul patronyme commençant par la lettre I.

Françoise Illoter se trouve être la marraine de Julien Boulanger, le frère jumeau de mon sosa 72 : Jean Boulanger.

Archives Départementales de la Mayenne - Larchamp, naissance du 31 août 1769

Baptême de Julien et Jean Boulanger le 31 août 1769 à Larchamp – Archives Départementales de la Mayenne

A noter que les deux jumeaux se trouvent sur le même acte de baptême. Il en est de même pour l’acte de baptême d’Etienne et Pierre Percebois :

Baptême de Pierre et Etienne Percebois

Baptême de Pierre et Etienne Percebois le 22 octobre 1736 à Chartres – Archives Départementales d’Eure-et-Loir

Je me suis demandée combien j’avais de jumeaux dans mon arbre, et finalement j’en ai peu. Mise à part les jumeaux Boulanger ils sont tous issus de ma branche maternelle :

  • Etienne et Pierre Percebois nés le 22 octobre 1736 à Chartres (28)
  • Joséphine Antoinette et Prudence Adèle Mallard nées le 11 avril 1813 à Croisy-sur-Eure (27) (Prudence décédera 10 ans plus tard)
  • François Toussaint et Rose Adélaïde Vallée nés le 2 novembre 1832 à Moussonvilliers (61)
  • Germaine Juliette et Louis Adrien Dufour nés le 7 mars 1895 à Condé-sur-Iton (27) (Louis décédera pour la France en 1915)

En 1895, on peut voir que les actes de baptêmes sont distincts :

dufour_AdrienLouis_B

Baptême d’Adrien Louis Dufour le 31 mars 1895 à Condé-sur-Iton – Archives Départementales de l’Eure

dufour_GermaineJuliette_B

Baptême de Germaine Juliette Dufour le 31 mars 1895 à Condé-sur-Iton – Archives Départementales de l’Eure