Point de croiX ou plutôt autre broderie?

Au gré de mes recherches sur les Schneider à Châtellerault, je suis tombée sur l’information qui m’a interpellée : une liste de brodeuses où figurent pour l’année 1851, 3 sœurs Schneider habitant « le pont d’Estrées 21 dont les 3 sœurs Schneider (13, 16 et 21 ans) ».

J’ai retrouvé ces 3 sœurs qui font partie des 7 enfants du couple Antoine Schneider et Anna Maria Hirschuber. Il s’agit de Pauline, Marie et Thérèse.

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AD86, 8M3 69 – Recensement de population de Châtellerault, 1851 – Pont d’Estrée

Je n’ai pas de trace de Pauline et Marie par la suite. Elles ont certainement dû quitter Châtellerault.
Pour Thérèse, en revanche, elle y est restée. Elle accouche d’une enfant naturelle morte née en 1858. Elle décède elle-même à l’âge de 31 ans, en 1869.

Mais que brodent ces 3 sœurs? Essentiellement des fonds bonnets apparemment.
En effet, les femmes « de bonne conduite » ne devaient pas sortir « en cheveux », elles portent donc la coiffe.
Le bonnet comporte trois parties essentielles : le fond ou arrière, le milieu en haut de la tête appelé passe et la dentelle ornant le devant, désignée sous le nom de barbe.
Les coiffes sont en tulle ou en mousseline. On commence par amidonner le tissu, puis on place « les pailles » pour former les ruchés. Les sous-coiffes de mousseline ou de satin épais, de ton pastel ou noires, mettent en valeur les broderies du fond.
Dans le dernier quart du XIXe siècle se répand une nouvelle mode : le bonnet ruché, plus léger que la coiffe, souvent en broderie mécanique et se repassant avec des fers spéciaux. Huit heures sont nécessaires pour repasser un bonnet de mariée et s’il pleut le jour des noces, tout le travail est à refaire.
De 1840 à 1860, on brode à l’aiguille, sur tulle, des fonds de bonnets.

Inventaire des collections des musées de Châtellerault, Bonnet

Dans les inventaires après décès, on peut retrouver mention de ces bonnets :
– dans les effets de Louise Lhuillier, épouse Schneider, on peut retrouver « deux bonnets montés prisés sept francs, six bonnets ordinaires prisés six francs« .
– dans ceux d’Honorine Chevalier, épouse Schneider, on retrouve « douze bonnets en mousseline, six serre-tête en calicot ».

Sources du Centre Châtelleraudais d’Histoire et d’Archives :

Ateliers de broderie, brodeuses depuis le XVIIe siècle jusqu’à la seconde guerre mondiale, par Geneviève Millet

Broderies réalisées à Châtellerault, par Françoise Merle

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