La Tempérance et Adelson Schneider

Adelson est né le 17 novembre 1834 du couple Séraphin Schneider et Honorine Chevallier. Il est le 3ème enfant sur une fratrie de 8.

Lors de son tirage au sort, en 1854, j’apprends qu’il sait lire et écrire et qu’il exerce en tant qu’ouvrier en armes, à la Manufacture d’armes de Châtellerault. Il est exempté pour cause de mauvaise poitrine et palpitations.

Il se marie le 1er octobre 1866 avec Modeste Chouard et aura 2 enfants : Séraphin Henri (1867-1869) et Marie Berthe (1871-1884).

En 1874, il rejoint la société française de La Tempérance en tant que membre associé et y reste jusqu’au moins 1879. Il reçoit même une médaille de bronze et 25 francs lors de la séance solennelle du 29 mars 1874.

A-t-il vu trop d’ivrognes pendant son enfance dans le café de ses parents (voir Le café militaire)? Ou bien est-ce le milieu ouvrier qu’il côtoie à la Manufacture d’armes qu’il l’a incité à intégrer cette société?

Affiche américaine soutenant la prohibition, Wikimedia Commons

La Société Française de Tempérance (1873-1905) porte sur la répression de « la hideuse et dangereuse ivrognerie ».

Elle stigmatise l’ivrognerie des classes populaires et encourage la sobriété. Chaque année, elle distribue des récompenses à toutes les personnes qui seront signalées pour leur active propagande en faveur de la tempérance. Au cours d’une cérémonie solennelle sont offerts prix et médailles aux chefs d’atelier, contremaîtres, ouvriers, domestiques, instituteurs et militaires méritants. Mais il faut remarquer que le choix des postulants passe obligatoirement par le canal patronal : le bon candidat, pour se voir attribuer une médaille de bronze, doit avoir au moins dix ans « d’honnêteté (comprenons soumission) et de tempérance ». La bonne conduite doit associer la docilité à la sobriété.

Il reçoit une médaille d’honneur en vermeil (voir Récompenses pour les armuriers) avec pour citation : « Maître ouvrier à la manufacture d’armes de Châtellerault. Durant 40 ans de présence dans cet établissement, ce maître ouvrier a fait preuve d’intelligence, de dévouement et d’une moralité irréprochable. »

En 1900, il reçoit une médaille de bronze dans le cadre de son rôle en tant que « trésorier de la société des retraités de la manufacture à Châtellerault ».

Il décède le 11 décembre 1914, à l’âge de 60 ans.

Sources :

Aux origines de l’antialcoolisme par Didier Nourrisson
Gallica :
La Tempérance, 1874
La Tempérance, 1879
Journal officiel, 18 juillet 1900

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