Drame passionnel

En m’aventurant sur Gallica et en recherchant par mot clé mes patronymes je suis tombée sur un article passionnant concernant un collatéral.

Germain Percebois est le frère de mon arrière-grand-mère Germaine Charlotte Céline Percebois (1907-1984). Ils sont issus d’une fratrie de 9 enfants, il est le deuxième et elle la dernière. Il naît le 13 mai 1888 à Nonancourt (27) et exerce la profession de menuisier, comme son père.

Il décède le 16 mai 1909 à Evreux (27) selon son recensement militaire. En réalité, il décédera à Normanville (27), sur le territoire de Caër, à l’âge de 21, dans des conditions assez particulières. Il devait épouser Eugénie Lacote quand il reviendrait du régiment mais il apprit « qu’elle se jouait de lui », il essaya donc de la tuer et se suicida ensuite.

Je n’ai pas encore réussi à retrouver la trace d’Eugénie Lacote. Qu’est-elle devenue après ce drame? Est-elle décédée de la suite de ses blessures? S’est-elle mariée?

Mon arrière-grand-mère avait tout juste 2 ans au moment du drame. A-t-elle été marquée? J’aimerai avoir accès à la lettre qu’il a écrit à ses parents. Se pourrait-il qu’un dossier judiciaire ait été instruit malgré le suicide de Germain? Encore une chose à vérifier aux archives …

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Le Journal, 18 mai 1909 – page 4 (source Gallica)

Drame passionnel

Evreux, 17 mai. (Par dépêche de notre correspondant particulier.) – A Caer, petit hameau situé à quelques kilomètres d’Evreux, Germain Percebois, vingt et un ans, menuisier, s’était passionnément épris d’Eugénie Lacote, seize ans, journalière à Gravigny. Il devait l’épouser dans deux, quand il reviendrait du régiment ; mais il apprit que la jeune fille se jouait de lui. Il ne put surmonter son désespoir et résolut de la tuer et de se suicider ensuite.

  • Hier soir, vers huit heures, après avoir passé l’après-midi en compagnie d’Eugénie Lacote à rire et s’amuser, il sortait soudain un revolver de sa poche et, sans mot dire, fit, à deux reprises, feu sur la malheureuse. Atteinte à la tête et au bras gauche, elle s’enfuit tout ensanglantée. Tournant son arme contre lui-même, le meurtrier se logea deux balles dans la tête et roula sur le sol foudroyé.

On a trouvé sur lui la lettre où il annonçait à ses parents sa funeste détermination et leur demandait pardon.

Les blessures d’Eugénie Lacote, quoique graves ne mettent pas ses jours en danger

Pour en savoir plus sur la famille Percebois : mon arbre geneanet

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4 réflexions sur “Drame passionnel

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